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Gregoire III Laham : « L'Evangile est l'annonce de la Résurrection »

 

Le texte intégral – français, arabe et anglais est disponible sur le site internet du patriarcat grec-melkite catholique : http://www.pgc-lb.org/

 

« L’Evangile est l’annonce de la Résurrection » la lettre de Pâques de Sa Béatitude Gregorios III, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem, est une longue méditation sur l’Evangile « centralité de la vie du Chrétien d’Orient… fils de cette Terre Sainte, terre de l’Evangile » axée autour de la Nouvelle évangélisation qui commence par soi… et Gregorios III souligne « … Je me rends bien compte de la gravité du fait de parler de ce sujet dans nos pays arabes, qui sont cependant le berceau du christianisme, avant d’être le berceau de l’Islam, et depuis encore plus longtemps le berceau du judaïsme. Je sais bien que ce thème est encore difficile dans l’Europe laïque, où se posent les problèmes concernant le mariage, la famille… »

« Le baptisé qui croit en Jésus-Evangile devient dépositaire de l’Evangile. Il reçoit l’Evangile pour ensuite le donner. Il est responsable de l’Evangile, de ses valeurs, de sa préservation, de son annonce ; il lui revient de le répandre, de le faire aimer par les autres, dans sa paroisse, son quartier, et même auprès de ceux qui sont d’une autre foi, d’une autre communauté, d’une autre confession. L’Evangile devient l’identité du chrétien, sa vocation, sa mission, son but et le sens de sa vie. Avec l’Apôtre Paul, il dira : “Malheur à moi, si je ne prêchais pas l’Evangile” (1 Corinthiens 9, 16).

Le baptisé… reçoit l’Evangile pour ensuite le donner. Il est responsable de l’Evangile… il lui revient de le répandre, de le faire aimer par les autres, dans sa paroisse, son quartier, et même auprès de ceux qui sont d’une autre foi, d’une autre communauté, d’une autre confession. L’Evangile devient l’identité du chrétien, sa vocation, sa mission, son but et le sens de sa vie. Avec l’Apôtre Paul, il dira : “Malheur à moi, si je ne prêchais pas l’Evangile” (1 Corinthiens 9, 16).

Parler de l’annonce, de la prédication, pourrait avoir une mauvaise résonnance dans les oreilles de beaucoup, surtout dans notre société arabe à majorité musulmane, mais aussi dans l’Europe laïque et en Amérique. Mauvaise résonnance dans les oreilles des Chrétiens et des Musulmans. Dans les oreilles des Chrétiens parce qu’ils connaissent trop bien la position des Musulmans au sujet de l’annonce. Dans les oreilles des Musulmans parce qu’ils refusent l’annonce par qui que ce soit qui ne soit pas musulman, considérant que l’annonce est un monopole exclusif des Musulmans et de l’Islam, donc permise aux Musulmans et interdite aux chrétiens et à n’importe quel autre croyant non musulman. Je me rends bien compte de la gravité du fait de parler de ce sujet dans nos pays arabes, qui sont cependant le berceau du christianisme, avant d’être le berceau de l’Islam, et depuis encore plus longtemps le berceau du judaïsme. Je sais bien que ce thème est encore difficile dans l’Europe laïque, où se posent les problèmes concernant le mariage, la famille… Nous nous rendons bien compte, tous, de la gravité et de l’importance de ces problèmes, de la difficulté de leur solution… Peut-être la grande difficulté réside dans le fait que chaque fidèle est convaincu de ce que sa foi est la seule vraie et sa religion la meilleure, de ce qu’il est un fils du peuple élu, de la nation la plus généreuse et de l’Eglise infaillible… La difficulté réside aussi dans la façon pour chacun de mettre en pratique son obligation d’assurer la pureté et la clarté de son dogme et en même temps de respecter le dogme d’une autre religion et de vivre en paix avec l’autre, qui n’est pas de la même religion. Et plus encore comment édifier une société civile croyante, qui puisse être le modèle de la ville (polis) idéale dont parlent les théologiens chrétiens et musulmans, de sorte qu’une même Patrie puisse donner leur place à tous les citoyens, malgré les différences de leurs dogmes religieux, dans une convivialité pacifique, le respect mutuel, l’accueil de l’autre, la considération réciproque, l’amitié et l’amour. (…) chacun de nous a l’obligation de respecter sa propre religion, de l’exalter, d’être fier d’elle, de la défendre devant les autres, de l’éloigner de toute faute et de tout manquement. Il n’est pas du tout raisonnable que quelqu’un dénigre sa propre religion ou ait des doutes à son sujet ou sur sa valeur. Saint Paul nous dit: “Tout ce qui ne procède pas d’une conviction est péché” (Romains 14, 23). Je suis convaincu qu’il est absolument nécessaire de nous élever au-dessus de toutes ces sensibilités, en respectant chacun le sentiment de l’autre, sa croyance, sa religion, œuvrant chacun à la préservation de son identité propre, de ses traditions, de sa nation, de sa tribu, de sa Patrie, de sa société, de sorte que chaque citoyen puisse vivre en pleine liberté: liberté de culte, de religion, de pensée, d’art, de politique, etc. (…) A la lumière de cette mentalité ouverte et respectueuse de l’autre, nous pouvons vivre notre christianisme, notre Islam, notre judaïsme, nos options politiques et nos visions sociales.

Et ainsi nous serons vraiment une nation sainte, un lieu de salut, un peuple élu et un sacerdoce royal, vivant dans la sécurité, la stabilité, la foi, l’espérance et la charité…

(…) La Nouvelle Evangélisation était l’objet de la treizième session ordinaire du Synode des Evêques, que Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a réunie du 7 au 28 octobre 2012, à laquelle j’ai participé. J’y ai donné une intervention sur la Nouvelle Evangélisation dans notre Eglise Grecque-Melkite Catholique, en me fondant sur notre patrimoine propre, hérité de nos pères et ancêtres, patrimoine qui peut être aujourd’hui porteur de renouveau dans notre Eglise, afin qu’elle porte une annonce renouvelée de l’Evangile, face aux défis qui entravent notre chemin de foi.

       1. Encourager les pèlerinages aux Lieux Saints en Palestine et aux autres lieux de pèlerinage répandus dans nos pays, dédiés à la Sainte Vierge, aux saints et aux saintes, notamment dans les couvents. De même, visiter les églises des différentes communautés chrétiennes, pour y acquérir de nouvelles expériences spirituelles.

       2. Les retraites spirituelles pour laïcs, hommes et femmes, jeunes gens et jeunes filles, surtout dans les monastères, avec participation à la prière des religieux et des religieuses, et en écoutant des conférences sur l’histoire de ces couvents et sur leur histoire.

       3. Le recours aux moyens de communication sociale pour annoncer l’Evangile, surtout auprès des jeunes qui emploient ces moyens pour leur propre formation, afin de porter l’Evangile à d’autres jeunes.

       4. Profiter des célébrations liturgiques, notamment de la Divine Liturgie, mais aussi des autres offices, pour approfondir la vie spirituelle, surtout à l’occasion des grandes fêtes et des quatre temps de jeûne ou carêmes qui, dans l’ancienne tradition de notre Eglise, précèdent les fêtes de Noël, de Pâques (Grand Carême), des Saints Apôtres Pierre et Paul et de la Dormition de la Très Sainte Vierge.

       5. Animer les offices liturgiques et aider les fidèles à y participer d’une manière personnelle, surtout les jeunes, notamment pour la Divine Liturgie, mais aussi pour les Vêpres, les offices du Grand Carême et les vigiles nocturnes, dans une atmosphère de piété et de méditation.

       6. La célébration soignée des sacrements de la vie chrétienne, surtout pour le baptême et la consignation du Saint Myron (Saint Chrême) ou confirmation, la Sainte Communion et le mariage. Il faut aider les fidèles à y participer activement, surtout en recourant aux petits fascicules spéciaux qui concernent l’explication des riches symboles de chaque célébration.

       7. Les prêtres doivent bien préparer leurs sermons. Il faut bien former les séminaristes à l’art de la prédication, à la direction spirituelle et à l’accompagnement personnel.

       8. Informer les fidèles sur la vie des Saints et l’histoire de l’Eglise, en montrant comment elle a vécu les valeurs de l’Evangile, dans des conditions difficiles et héroïques, même jusqu’au martyre.

       9. Redécouvrir le rôle de l’icône dans notre tradition orientale, car l’icône est une théologie en couleurs et en symboles. Tous les éléments de l’icône aident à découvrir le mystère du Christ. Il est important d’introduire dans nos paroisses les vigiles spirituelles devant la sainte icône, accompagnées par des explications théologiques et spirituelles, avec des intervalles de silence et de prière personnelle. L’Occident nous a précédés en organisant des méditations et des veillées nocturnes d’adoration silencieuse devant les icônes.

       10. Créer une atmosphère sociale chrétienne communautaire à travers les activités paroissiales des divers groupes et des réunions de familles, par exemple à l’occasion des fêtes, des anniversaires, de la célébration des sacrements, des réunions des confréries, etc., pour donner lieu à des échanges d’expériences personnelles. Nous savons tous combien nous avons besoin de cette atmosphère de foi, surtout dans les conditions difficiles que connaissent nos pays.

Notre monde a besoin de bonnes nouvelles, c’est-à-dire qu’il a besoin de l’Evangile, porteur de bonnes nouvelles. Il a besoin de l’Eglise qui est le cadre dans lequel nous apprenons les bonnes nouvelles, l’Evangile, où se vivent les valeurs de l’Evangile, lesquelles sont les vraies bonnes nouvelles pour le monde d’aujourd’hui.

Notre monde, pour moi, c’est mon Eglise grecque-melkite catholique, et spécialement le monde arabe, dans lequel les fils et les filles de mon Eglise sont répandus. Ce sont eux qui sont les responsables de ce monde arabe à majorité musulmane. C’est cela qui m’a poussé, et ne cesse de me pousser, à répéter ma conviction que nous sommes l’Eglise des Arabes, l’Eglise de l’Islam, qui est responsable de porter le témoignage de l’Evangile à ce monde arabe, qui est mon monde, ma société, ma maison, ma Patrie et ma famille. C’est le monde, comme je l’ai dit ci-dessus, dans lequel nous vivons notre christianisme, notre Evangile et les enseignements de l’Eglise.

Nous ne pouvons pas vivre l’Evangile et les enseignements de l’Eglise sans notre appartenance à ce monde, sans son amour, son service et la conviction que c’est notre monde.

Je voudrais ici attirer l’attention sur deux faits qui me semblent fermement liés et significatifs, à savoir ce qu’on appelle le “printemps arabe” et l’Exhortation Apostolique Post-Synodale Ecclesia in Medio Oriente. De plus, je suis convaincu que la Providence divine a pourvu que soit tenue, avant le début du “printemps arabe”, une assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Evêques, en octobre 2010, à laquelle ont participé les Patriarches et les autres Hiérarques catholiques du Moyen-Orient, en plus d’observateurs et invités des autres Eglises, ainsi que d’entités musulmanes et juives. Comme nous l’avons dit plus haut, le Saint Père Benoît XVI a promulgué en septembre 2012 l’Exhortation Apostolique Post-Synodale qui a suivi cette assemblée d’octobre 2010.

Je me contente de reproduire ici quelques passages du discours du Pape au Palais présidentiel de Baabda, le 15 septembre 2012, durant une rencontre que je considère comme un sommet spirituel et politique, chrétien et musulman, de portée générale :

“La spécificité du Moyen-Orient se trouve dans le mélange séculaire de composantes diverses. Certes, elles se sont combattues, hélas aussi ! Une société plurielle n’existe qu’à cause du respect réciproque, du désir de connaître l’autre et du dialogue continu. Ce dialogue entre les hommes n’est possible que dans la conscience qu’il existe des valeurs communes à toutes les grandes cultures, parce qu’elles sont enracinées dans la nature de la personne humaine. Ces valeurs, qui sont comme un substrat, expriment les traits authentiques et caractéristiques de l’humanité. Elles appartiennent aux droits de tout être humain. Dans l’affirmation de leur existence, les différentes religions apportent une contribution décisive. N’oublions pas que la liberté religieuse est le droit fondamental dont dépendent beaucoup d’autres. Professer et vivre librement sa religion sans mettre en danger sa vie et sa liberté doit être possible à quiconque. La perte ou l’affaiblissement de cette liberté prive la personne du droit sacré à une vie intègre sur le plan spirituel. La soi-disant tolérance n’élimine pas les discriminations, parfois elle les conforte même. (…) La liberté religieuse a une dimension sociale et politique indispensable à la paix. Elle promeut une coexistence et une vie harmonieuse par l’engagement commun au service de nobles causes et par la recherche de la vérité qui ne s’impose pas par la violence mais par la force de la vérité elle-même (Dignitatis humanae, 1)”.

Les paroles du Saint Père sont un écho des enseignements de l’Evangile, qui est la base du vrai printemps du salut (…) 

Ne crains pas, petit troupeau

Une parole forte de l’Evangile, répétée 365 fois dans la Bible, selon les jours de l’année, s’adresse à toi : N’aie pas peur, petit troupeau ! Jésus nous donne ainsi, jour après jour, une dose évangélique qui est notre pain quotidien, pour ne pas avoir peur. Le petit troupeau fut le thème central de mon intervention au Synode romain sur la “Nouvelle Evangélisation”, le 11 Octobre 2012. J’ai insisté sur le fait que Jésus a donné au petit troupeau un grand rôle envers le grand troupeau, de sorte que le sens de la présence de ce petit troupeau, son rôle et sa mission dans le monde arabe, où Jésus est né, où le christianisme est né, soient d’être avec et pour le grand troupeau, afin de lui porter la plus belle annonce que la terre ait jamais écoutée et que les anges ont proclamée la nuit de Noël: “Je vous annonce une grande joie (…) : aujourd’hui, dans la cité de David, un Sauveur vous est né” (Luc 2, 10-11). Jésus est né pour nous! L’Evangile est né.

Ne crains pas, petit troupeau ! Sois avec courage, fermeté, joie, enthousiasme, optimisme, vision, lumière dans les ténèbres de ces jours, sois porteur de l’appel de Jésus-Evangile qui t’est adressé: Sois lumière ! Sois sel ! Sois levain !

Ne dis pas: je suis trop jeune

Quand le peuple d’Israël était devant le plus grand obstacle de son histoire, Dieu n’a pas envoyé les grands de ce monde pour le sauver, mais un jeune appelé Jérémie. Jérémie a senti qu’il était inapte pour cette mission, et il cria: “Ah! Seigneur Yahweh, voici, je ne sais pas parler, car je suis trop jeune !” (Jérémie 1, 6). Mais Dieu lui a dit: “Ne dis pas: je suis trop jeune, car vers tous ceux à qui je t’enverrai tu iras, et tout ce que je t’ordonnerai tu le diras” (Jérémie 1, 7).

Je voudrais adresser un appel spécial aux jeunes de notre Eglise Grecque-Melkite Catholique, pour démontrer l’importance du port de l’annonce de l’Evangile, et cela à la lumière de la parole de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, qu’il a adressée aux jeunes lors de sa visite au Liban,  le 15 septembre 2012:

 “Chers amis, vous vivez aujourd’hui dans cette partie du monde qui a vu la naissance de Jésus et le développement du christianisme. C’est un grand honneur! Et c’est un appel à la fidélité, à l’amour de votre région et surtout à être des témoins et des messagers de la joie du Christ, (…). Vous avez une place privilégiée dans mon cœur et dans l’Eglise tout entière car l’Eglise est toujours jeune! L’Eglise vous fait confiance. Elle compte sur vous. Soyez jeunes dans l’Eglise! Soyez jeunes avec l’Eglise! L’Eglise a besoin de votre enthousiasme et de votre créativité!”

Je trouve un écho à cet appel du Saint Père dans ce slogan que j’aime à répéter avec nos jeunes: “Une Eglise sans jeunes est une Eglise sans avenir. Des jeunes sans Eglise, ce sont des jeunes sans avenir”.

Il y a un testament spécial du Pape Benoit XVI pour les jeunes, avant sa renonciation, dans son message à l’occasion de la vingt-huitième Journée Mondiale de la Jeunesse qui sera célébrée cet été à Rio de Janeiro (Brésil). Il leur dit : “Faire connaître le Christ est le don le plus précieux que vous pouvez faire aux autres”. Il ajoute, citant l’appel aux jeunes de Paul VI à la fin du Concile Vatican II (8 décembre 1965): “C’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés”.

Benoît XVI écrit ensuite: “On ne peut être un croyant véritable sans évangéliser” (…). Vous devez connaître votre foi avec la même précision avec laquelle un spécialiste en informatique connaît le système d’exploitation d’un ordinateur”

(…) “Paix à vous !” est la salutation du Christ, ressuscité d’entre les morts, adressée à ses disciples en proie au doute, se cachant, quand Il entra au Cénacle alors que les portes étaient fermées. C’est la situation des citoyens, notamment des chrétiens, en ces jours difficiles, surtout en Syrie, mais aussi au Liban, en Palestine, en Jordanie, en Egypte et en Irak. Leur souffrance est dure et amère, et cela en Syrie depuis deux ans. Ils ont peur pour leur vie, leurs familles, leur travail, l’éducation de leurs enfants. Ils sont perplexes au sujet de leur avenir.

Le Christ ressuscité les réconforte, comme Il a réconforté ses disciples. De plus, Il nous donne une mission, Il trace notre rôle historique, en nous disant: “Allez… proclamez l’Evangile”.

 “Paix à vous!”: cette salutation fut le leit-motiv de la visite de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI au Liban. Après cette visite, la dernière de son court pontificat, il n’a cessé de parler de notre Orient arabe, surtout de la Syrie, de la paix dans la région et du rôle historique, unique et distingué des chrétiens, de leur devoir d’être présents, témoins des valeurs de l’Evangile, lumière, sel et levain.

Nous avons écrit la dernière partie de cette lettre après la déclaration de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, le 11 février, annonçant sa décision de renoncer à son ministère pétrinien d’Evêque de Rome et successeur de Saint Pierre comme Pape de l’Eglise Catholique. Je voudrais remercier le Pape Benoît XVI pour le testament qu’il a laissé à nous les chrétiens du Moyen-Orient, en convoquant le Synode spécial d’octobre 2010 et en nous visitant au Liban en septembre 2012. Disons que, à travers le Liban, il visita nos patries, qui sont le berceau du christianisme, et nos Eglises, en nous donnant l’Exhortation Apostolique Post-Synodale Ecclesia in Medio Oriente sur notre communion et notre témoignage. Pour les jeunes, il nous livra aussi le résumé du catéchisme catholique, YouCat.

(…) A travers cette longue lettre au sujet de l’Evangile, j’adresse mes vœux les plus cordiaux à mes frères dans l’Episcopat, les Hiérarques dans le monde entier, aux Supérieurs généraux et aux Supérieures générales de nos congrégations de vie consacrée, aux prêtres, aux religieux, aux religieuses et à tous les fidèles.

Nous prions le Sauveur, ressuscité d’entre les morts, afin que, de même que son Chemin de Croix se termine par la Résurrection, ainsi puisse la Via Crucis douloureuse, sanglante et tragique du monde arabe se terminer aussi par la Résurrection, surtout en Syrie et dans les pays affectés par la crise, comme le Liban, la Jordanie, la Palestine et l’Irak, ainsi que dans les autres pays arabes qui en souffrent, ou qui causent de la souffrance aux autres pays.

Nous réitérons notre appel au Saint-Siège Apostolique de Rome et aux pays du monde entier afin qu’ils œuvrent pour arrêter l’effusion du sang syrien. Il y a eu assez de souffrance! Il y a eu assez de tragédies, de douleurs, de violence, de terrorisme, de trafic d’armes, de fondamentalisme, de commerce aux dépens de la vie de l’homme, de sa dignité, de son pain quotidien, de sa sécurité!

Le monde a besoin de l’annonce de l’Evangile, de l’Evangile de la Résurrection et de la vie.

Du fond de notre souffrance, nous chantons l’hymne de la Résurrection : Le Christ est ressuscité des morts, par la mort Il a vaincu la mort, et Il a donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux ! »