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Journée mondiale missionnaire le 23 octobre 2011

Le 25 janvier dernier a été diffusé le Message de Benoît XVI pour la LXXXV Journée mondiale missionnaire qui aura lieu le 23 octobre prochain, intitulé “Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie”. Le Pape y encourage les fidèles à diffuser l’Evangile avec l’enthousiasme des premiers chrétiens, ainsi que le conseillait Jean-Paul II à l’aube du troisième millénaire: “Tous les peuples sont les destinataires de l’annonce évangélique et, par nature, l’Eglise est missionnaire… Adhérant à la parole du Seigneur, sous l’influence de sa grâce comme de sa charité, elle agit auprès de chaque homme et peuple pour les conduire à la foi dans le Christ”. Puis souligne que cette mission n’a rien perdu de son importance: “On ne saurait rester indifférent au fait qu’après deux mille ans il existe des peuples qui ne connaissent pas encore le Christ, qui n’ont pas encore entendu son message de salut”.

Parallèlement, “le nombre grandit de ceux qui, ayant reçu l’enseignement de l’Evangile, l’ont oublié ou abandonné, qui ne se reconnaissent plus dans l’Eglise. Nombre de sociétés traditionnellement chrétiennes sont devenues réfractaires et se ferment à la foi. C’est là un bouleversement culturel que la globalisation alimente. Ce mouvement de pensée, avec son relativisme envahissant, porte vers une mentalité et un mode de vie étrangers au message évangélique, comme si Dieu n’existait pas. En écartant les valeurs morales, on encourage la recherche de la richesse et du bien être, du profit facile, de la carrière et du succès, comme s’il s’agissait du but de l’existence”. Ensuite le Pape rappelle que “la mission universelle est toujours l’affaire de tous. L’Evangile n’est pas la propriété exclusive de qui l’a reçu. Il est un cadeau à partager, une bonne nouvelle à communiquer, un don et une mission confiés à tous les baptisés… L’évangélisation est un processus complexe. La solidarité constitue une priorité de l’animation missionnaire… Il convient de soutenir les institutions nécessaires à l’existence et au renforcement de l’Eglise, de faire agir catéchistes, séminaristes et prêtres, et d’offrir aussi un soutien à l’amélioration des conditions de vie des populations, là où la pauvreté, la malnutrition infantile et les maladies vont de pair avec une carence des services sanitaires et scolaires. Ceci fait partie de la mission de l’Eglise”.

Paul VI, rappelle alors Benoît XVI, disait qu’il est inacceptable qu’on néglige dans l’évangélisation ce qui touche à la promotion de la personne, la justice, la libération de toute oppression”. Malgré le respect du pouvoir politique, on ne peut “se désintéresser des problèmes matériels de l’humanité car cela signifierait oublier la leçon évangélique sur l’amour du prochain qui souffre et qui est dans le besoin. Cela voudrait dire ne pas être en harmonie avec le comportement de Jésus, qui parcourrait villes et villages, enseignait dans les synagogues, annonçant le Royaume et guérissant toutes maladies. C’est dans la participation et la coresponsabilité à la mission de l’Eglise que le chrétien se fait bâtisseur de la communion, de la paix et de la solidarité dont le Christ l’a investi, qu’il collabore au plan salvifique de Dieu pour l’humanité… La Journée missionnaire doit raviver en nous tous le désir et la joie d’aller à la rencontre de l’humanité, en portant partout le Christ”.

 Source VIS – 25 janvier 2011