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Les évêques maronites appellent les Libanais à cesser leur ingérence dans le conflit en Syrie.

 

 

Il ne fait plus aucun doute que le Liban passe par une phase critique dont l’issue est imprévisible”, ont averti les évêques dans un communiqué, à l’issue d’une réunion à Bkerké.

“L’aggravation des tensions confessionnelles a favorisé la propagation des armes illégales et la succession des troubles sécuritaires dans plusieurs régions du pays”, poursuit le texte. “Les Libanais souhaitent protéger leur cohésion nationale et l’intégrité de l’État (…) qui constituent une ligne rouge”, ajoutent les évêques, appelant les chefs politiques à assumer leurs responsabilités et à revenir à la table de dialogue.

Les prélats ont également affirmé que “seules les armes aux mains des forces de sécurité libanaises sont garantes de la paix nationale”. “Les armes illégales engendrent les armes illégales, ce qui risque d’entraîner le pays dans le chaos”, ajoute le communiqué.

 

Concernant le conflit syrien, les évêques maronites ont estimé que la détérioration de la situation est le résultat de “l’ingérence étrangère” dans les affaires du pays voisin. “Nous souhaitons tout le bien au peuple syrien en espérant qu’il réussira à surmonter cette crise destructrice”, ont-ils déclaré, appelant à l’élaboration d’une solution politique pour mettre fin au conflit qui a fait près de 100.000 morts depuis mars 2011.

 

Les évêques ont par ailleurs réitéré leur soutien à la Déclaration de Baabda qui stipule la distanciation du Liban par rapport aux crises régionales, notamment syrienne. “Toute ingérence libanaise dans les affaires syriennes constitue une atteinte à la Constitution et à l’indépendance, indique le texte. Les Libanais qui ont souffert des ingérences étrangères sont tenus de ne pas interférer dans les affaires syriennes”.

 

Sur le plan interne, les prélats ont dénoncé le blocage politique actuel, dénonçant la prorogation du mandat de la Chambre. “Le blocage législatif constitue une atteinte grave à la Constitution, ont dit les évêques. Il faut mettre fin à ces irrégularités par la formation rapide d’un gouvernement capable de ramener la stabilité au pays”.

 

Source : L’Orient le Jour