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Mgr Gollnisch sur LCI : "Irak, Syrie, il faut une enquête internationale"

Concernant l’accueil des chrétiens d’Irak en France, nous sommes dans une situation complexe. Nous accompagnons ceux qui peuvent venir en France, mais il y a 400 000 chrétiens en Irak, nous n’allons pas accueillir 400 000 personnes en France, nous ferions ce que veulent faire et ce que font les terroristes : nous ne pouvons pas accompagner ce mouvement d’épuration de l’Irak vis-à-vis de ses minorités. Nous accompagnerons les quelques centaines qui viendront en France, mais la vraie solution, c’est de permettre à ces populations de rentrer chez elles. Ce sont des citoyens d’Irak, ce sont des irakiens.
Cela dépend de la communauté internationale, cela suppose de neutraliser ces terroristes, et en Irak et en Syrie. Ces gens sont venus de Syrie, donc il faut absolument trouver les moyens de revoir le dossier de la Syrie. Il faut qu’on retrouve des forces de médiation en Syrie, de manière à neutraliser ces terroristes à sécuriser les zones chrétiennes sous contrôle internationale, comme cela avait été fait pour les kurdes sous Saddam Hussein qui avaient été protégés par la communauté internationale et permettre à ces populations de rentrer chez elles. Après cela nous déciderons de leur avenir, mais il faut d’abord qu’elles rentrent chez elles.
Je pense qu’il faut s’articuler sur le régime syrien, nous ne pouvons pas ignorer le régime qui n’a jamais été aussi fort que maintenant. Il faut donc repenser l’ensemble du dossier : la position avec les russes, la position de fait avec le régime, la réalité de l’armée syrienne libre. Et puis nous demandons une enquête internationale pour savoir qui a aidé ces terroristes. Ce Daech n’est pas né comme ça, il y a des gens qui l’ont aidé, il y a des gens qui ont été complices, il y a des gens qui continuent à acheter leur pétrole.
C’est intolérable et nous devons mener une enquête internationale. Cela libèrerait de tout soupçon un certain de nombre de pays auxquels tout le monde pense. Même en tant qu’œuvre d’Eglise, nous ne pouvons pas ignorer les questions politiques, c’est pour ça que le Saint Père réunit ses représentants diplomatiques dans différents pays. Ce n’est pas que nous voulons faire de la politique mais la politique nous rejoint et il faut bien que nous puissions agir.”