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Syrie : "on ne vaincra le mal qu’en s’attachant encore plus au Seigneur, en aimant les autres"

“Je suis de passage à l’Œuvre d’Orient que j’aime beaucoup, et qui nous aide beaucoup. Dans ces moments un peu difficiles au Moyen Orient – et surtout dans ma région à Jezireh, qui est au nord-est de la Syrie (ce qu’on appelle la Mésopotamie de la Syrie) – ce que je demande, ce que je dis toujours, c’est qu’il faut avoir beaucoup d’espérance et beaucoup d’amour.”


De l’espérance, parce que dans ces temps difficiles il n’y a que l’espérance qui puisse nous porter.
La raison, les nouvelles qui nous arrivent tous les jours, qui nous bombardent, depuis la télévision jusqu’à tous les moyens de médias, nous poussent vraiment à être pessimistes.

Il n’y a que l’espérance, parce que nous croyons, que nous avons cet amour pour le Christ, nous savons qu’Il nous aime, qu’Il aime l’Église, qu’Il aime l’humanité, qu’Il aime tout homme. Il ne peut pas nous laisser, même si nous passons par des épreuves aussi difficiles.

Tous les jours nous prions « Délivre nous du mal ».
Je me pose la question parfois : ce mal-là, on ne sait pas où il est, mais aujourd’hui je sais qu’il est parmi nous et à côté de nous, autour de nous à Hassaké, à Kamichli, partout en Syrie et en Irak. Et je me demande justement, comment ferai-je, comment ferons-nous pour être sauvés de ce malin.

On ne le vaincra qu’en s’attachant encore plus au Seigneur, en aimant encore plus le Seigneur, et en aimant les autres, parce que c’est en aimant les autres qu’on finira par aimer le Christ, même ceux de Daech, surtout ceux de Daech. Je prie toujours pour eux.

D’ailleurs dans une oraison funèbre d’un grand de chez nous, chrétien, qui a été égorgé, j’ai dit « je ne peux pas haïr ceux qui l’ont égorgé, je prie pour eux, pour qu’ils reviennent sur la route droite, comme nous le disons en arabe, et qu’ils finissent par arriver au vrai Seigneur qui est le Christ notre Dieu. »