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Terre Sainte : « Sur le parcours de la sainteté »

Source Patriarcat latin de Jérusalem

“Nous avons longtemps attendu l’annonce de cette double canonisation, qui vient nous redonner confiance et espérance dans le Christ.

Le Seigneur veut réconforter nos pays déchirés par les conflits et les guerres, et nos populations souffrant d’injustices continuelles. Néanmoins, la divine grâce a toujours fait grandir des saints qui manifestaient le visage du Christ, «doux et humble de cœur», plein d’amour, de miséricorde et de pardon. Ces saints imitaient et continuent, malgré leur faiblesse humaine, à imiter le Christ sur la terre la plus sainte, foulée par Dieu Lui-même !
Les tribulations que nous traversons nous encouragent à devenir des saints, à l’exemple de nos deux Religieuses. L’entreprise n’est pas impossible.
Justement, Mère Marie-Alphonsine, fille de notre pays, a été humble sur terre et est aujourd’hui « grande dans le royaume des cieux». Elle a atteint la maternité spirituelle pour une multitude, en devenant la fondatrice d’une congrégation religieuse si chère à notre cœur.
Sr Marie de Jésus crucifié, [ cf Mariam Bawardi] elle aussi fille de notre pays, était un symbole vivant de l’amour de Dieu. Depuis sa plus tendre enfance, elle avait compris que tout était éphémère et mortel ici-bas, et que seul le Christ dure pour l’éternité. Elle faisait partie de l’Ordre des Carmélites déchaussées cloîtrées dont nous apprécions profondément la présence en Terre Sainte. Présence discrète faite de prière, de méditation, de travail humble et de consécration absolue au Seigneur. […]

On ne naît pas saint en sortant du sein maternel. On le devient, malgré toutes nos faiblesses. La tâche est possible. Jésus le dit clairement : «Je ne suis pas venu
appeler les justes mais les pécheurs à la pénitence » (Lc 5, 32)
La sainteté est le fruit d’une grâce divine et non seulement d’efforts personnels humains. Après une extase, Sr Marie de Jésus – Crucifié a dit : «Si Jésus m’abandonnait, j’aurais été pire que Judas ! Mais, s’il me garde, je serai comme Jean le bien – aimé »

A propos de l’humilité et de la confiance dans la divine Providence, un jour Mère Marie – Alphonsine dit à l’une de ses Sœurs en religion : « Par l’humilité, nous devons acheter le paradis».

Signification de la sainteté
Il ne s’agit pas de fuir le monde. Les fidèles ne sont pas tous appelés à s’enfermer dans des cloîtres, des monastères ou des couvents pour devenir des Saints. Devant Dieu, chacune et chacun doit répondre à sa vocation selon son mode de vie. Et tous les chemins mènent au même but. A commencer par les apôtres et les Saints des tout premiers siècles, beaucoup n’ont jamais vécu dans des monastères. La voie de la sainteté est celle des Béatitudes évangéliques.
Tous, indépendamment de la forme que peut prendre notre vocation, nous sommes appelés à la véritable conversion du cœur. Il n’y a pas de monopoles dans le domaine de la sainteté.
Etre saint c’est simplement être fidèle à sa vocation chrétienne.”

Extrait de la lettre pastorale de SB Fouad Twal