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Une communion nécessaire avec les chrétiens d’Orient

Lors du colloque qui s’est tenue du 20 au 23 octobre, sur le thème “Les Églises d’Orient : richesses et défi” le Père Pascal Gollnisch s’est exprimé en ces termes : […] “Je crois que les chrétiens sont, en Orient, un facteur d’aide en raison même de leur foi. Il y a beaucoup de pays où les chrétiens sont en lien avec les différentes communautés :

Tout le monde sait qu’au Liban, ce sont les chrétiens qui peuvent parler d’un côté avec les chiites, de l’autre côté avec les sunnites.

Tout le monde sait que, s’il n’y avait pas de chrétiens au Liban, les chiites et les sunnites s’affronteraient de manière extrêmement brutale et que les communautés chrétiennes du Liban jouent un rôle de médiateur.

Les chrétiens, par leur culture, permettent souvent une ouverture internationale.

Tout le monde trouve normal que les évêques du Moyen-Orient parlent français. Au dernier synode à Rome, la curie avait prévu des groupes de réflexions en italien et dans d’autres langues alors que beaucoup d’évêques parlent français : ce sont des gens qui ont une ouverture sur le plan international importante pour leur pays et qui ont une formation professionnelle qu’ils mettent au service de leur pays.

Je crois que la présence des chrétiens dans ces pays a un avenir.

En ce qui concerne l’avenir de ces chrétiens, je ne peux pas savoir ce qu’il sera en Syrie, en Égypte, mais je vois mal comment ces pays pourraient avoir un avenir florissant sans les chrétiens. Je crois que les chrétiens y ont pleinement leur part et un rôle à jouer.

Je ne suis donc pas pessimiste sur la présence des chrétiens dans ces pays.

L’Œuvre d’Orient veut les aider à rester sur place. Elle le fait déjà depuis plus de 150 ans en aidant les écoles, en aidant la santé, les hôpitaux, les dispensaires, en aidant les Églises, la formation du clergé. Il faut également les aider en agissant pour les libertés fondamentales, il y a là un climat nouveau qui nous demande d’agir dans ce domaine. Il nous faut agir sur les questions de vie de famille.


La nécessité de la présence chrétienne en Orient

Lors du colloque, Mohammet Samak, conseiller politique du Mufti de la République du Liban, et secrétaire Général du Comité de Dialogue Islamo-Chrétien a réinsisté sur « la nécessité de la présence chrétienne en Orient ». Il a expliqué dans son exposé combien le Moyen-Orient a besoin des chrétiens ; « Non seulement, dit-il, l’Islam doit tolérer les chrétiens mais il doit aussi les accueillir car c’est l’exigence même du Coran. Le christianisme a été fondé avant l’Islam rappelle-t-il, et à ce titre, il n’y aurait pas d’Islam s’il n’y avait pas le christianisme. Dans le contexte actuel de fragilités géopolitiques les musulmans ont besoin de la présence et de la doctrine des chrétiens ».[…]

Dans son homélie l’évêque de Nazareth est intervenu sur le devoir missionnaire de l’Eglise et plus précisement sur celui de l’église d’Occident envers les églises d’Orient qui souffrent de leur contexte de difficultés économiques, politiques mais aussi du manque de liberté.

Ces journées, précise Mgr Marcuzzo, « ont permis d’aborder de nombreux sujets spécifiques comme les églises éthiopiennes, russes, le dialogue avec l’islam, la théologie de l’icône… Tous les intervenants étaient chacun spécialiste de son église, et tous de grandes qualités. Les interventions étaient très interessantes, d’un haut niveau. »

Ce colloque un bel exemple concret

Mgr Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a, depuis Rome, envoyé un message à destination des participants du colloque dans lequel il se félicitait de cette initiative de dialogue, qui est, selon lui, un bel exemple concret donné par un diocèse d’Occident pour chercher à aider avec lucidité les églises d’Orient.


Source OEuvre d’Orient et Patriarcat Latin de Jerusalem – Amélie de La Hougue