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Discours de Daniel Rondeau lors du Grand Prix du Rayonnement français remis à L’Œuvre d’Orient.

“J’ai la joie de retrouver Mgr Gollnisch aujourd’hui. Nous étions ensemble à Beyrouth il y a quelques semaines.

Il y longtemps que les chrétiens d’Orient sont à la peine, mais ce que nous avons vu à Beyrouth – même si des gens gardaient de l’enthousiasme – c’était la première fois que je voyais des gens qui étaient accablés, résignés, prêts à partir. Les gens qui quittent Beyrouth sont très nombreux.

La chanteuse Fayruz a dit président de la république « nous préférions la guerre ». C’est une phrase terrible.

Les chrétiens d’Orient ont la mélancolie aguerrie de ceux qui savent mais qui continuent d’espérer.

Pour eux c’est quelque chose de centrale.

Ils portent un peu la mémoire et la sagesse de tous leurs pays.

La mémoire c’est celle des églises d’orient, des premières églises, l’église de Jérusalem par exemple, de l’araméen. Mais c’est aussi la mémoire des premières civilisations, des civilisations du vieil Orient ; la sagesse, ces chrétiens ont appris avec le temps à vivre avec l’Islam, sur sa frontière ou à l’intérieur de ses terres. Et ils ont souvent créé chez eux les conditions d’un dialogue spirituel avec l’islam et inventé une sorte de diplomatie au quotidien, c’est pour ça qu’ils sont très importants.

J’oserais dire que la Croix jette sur toutes les cités d’Orient une onde qui favorise des réconciliations qui paraissent impossible.

Pourquoi la croix permet ça ?

C’est parce que dans la croix il y a la flamme de la liberté et de l’espérance, que les chrétiens portent en eux. C’est cela que vous (l’Œuvre d’Orient) contribuez à entretenir, cette mission, cette flamme dans tous ces pays.

C’est pour cela que je suis très fier et très heureux Mgr de vous remettre ce prix.”