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L'Église maronite

L’Église maronite doit son nom à saint Maroun († 410), un ascète syriaque de la vallée de l’Oronte. La communauté d’origine se fait remarquer à l’occasion du concile de Chalcédoine (451) en demeurant les seuls syriaques fidèles à sa doctrine. Les maronites se considèrent comme ayant été toujours fidèles à Rome.

Réfugiés dans la vallée de la Qadisha lors de l’invasion musulmane au VIIe siècle, les maronites sont constitués en Patriarcat en 686. Leur premier patriarche est Jean-Maroun. Leur isolement dure jusqu’au Xe siècle. À l’arrivée des Croisés en 1099, leurs relations avec l’Occident et avec Rome s’intensifient. Empêchées sous la domination mamelouke, elles reprennent au XVe siècle et s’intensifient sous le régime ottoman avec le soutien des rois de France.

La fondation du collège maronite à Rome en 1584 est une étape majeure de la vie culturelle, intellectuelle et spirituelle de cette Église. En 1920, les maronites, par la voix de leur patriarche, réclament la proclamation de l’État du Grand-Liban.

L’Église maronite, dont le siège est à Bkerké (Liban), compte plus de 900 000 fidèles au Liban et une diaspora beaucoup plus nombreuse : environ 4 millions à travers le monde dont 80 000 en France. Ils participent de manière essentielle à la vie politique du Liban. En mars 2011, le synode de l’Église a élu patriarche S. B. Béchara Raï, créé cardinal par le pape Benoît XVI en novembre 2012.