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Réunion du conseil de sécurité à l'ONU : "nous ne sommes pas les gardiens d'un tombeau vide. Nous sommes une Église vivante."

Pour Mgr Pascal Gollnisch, la réunion à l’ONU sur les chrétiens d’Orient va “susciter un dynamisme international”.

Interrogé par RCF Mgr Gollnisch se réjouit “C’est la première fois depuis que les Nations Unies existent, que le conseil de sécurité se penche ainsi sur nos frères en Orient.

Pour préparer cette réunion et faire remonter au Ministre des Affaires Étrangères le souci des chrétiens d’Orient, Mgr Pascal Gollnisch était au Ministère des Affaires Étrangères mercredi dernier. Plusieurs questions y ont été développées :

  • la question sécuritaire des chrétiens en Syrie et en Irak, occasionnée par le DAESH mais aussi la question des discriminations dont les chrétiens d’Orient souffrent dans les différents pays. Le cas d’Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème au Pakistan a été rappelé.
  • les problématiques de génocide, d’atteinte aux droits de l’Homme et les problèmes suscités par la destruction des œuvres d’art, donc la question d’un acte juridique concernant une atteinte de crime culturel contre l’humanité.

Même si cela n’engendre pas immédiatement des réponses aux questions concrètes, les symboles et les paroles sont importants.

Mgr Gollnisch insiste “Nous ne voulons pas qu’il y ait une protection sur la question des minorités orientales au Moyen-Orient, comme si c’était des minorités sur lesquelles il faudrait se pencher avec condescendance. Nous voulons que les chrétiens, dans les pays qui sont les leurs, puissent avoir la pleine citoyenneté. Je rappelle que la liberté de culte fait partie de la charte des Nations Unies, les Nations unies ne peuvent ignorer les pays qui s’en dispenseraient.”

C’est un enjeu important que nous recommandons à la prière de tous.

Interrogé sur i Télé à 00’57”, Mgr Pascal Gollnisch au sujet de cette réunion le directeur général de l’Œuvre d’Orient insiste : “L’Église catholique n’est pas un gardien de musée, nous ne sommes pas les gardiens d’un tombeau vide. Nous sommes une Église vivante. Bien sûr ce sont des terres où le christianisme est né. Si je pensais que le sort des chrétiens n’était pas envisageable dignement, il faudrait qu’ils quittent ces pays. Si je crois à cet avenir, c’est parce que je crois que les pays eux même vont marcher vers un avenir. Les populations musulmanes dans leur ensemble sont dégoutées par cette violence et ce recul social et civilisationnel dont ils sont les victimes.

Par conséquent si je crois à l’avenir des chrétiens en Orient, c’est parce je pense qu’ils auront leur place dans des pays qui doivent évoluer vers plus de modernité, de démocratie, de pluralisme, de respect de la pleine citoyenneté pour tous. Et les chrétiens ont un rôle à jouer avec les autres minorités.

Les minorités sont souvent les motrices d’une avancée dans ce domaine.

C’est l’avenir des pays qui est en cause, pas le passé de l’Église catholique … comme l’Irak, la Syrie, l’Égypte, si ils évoluent positivement, ils donneront une place toute naturelle aux chrétiens”.*


Interviewé ce vendredi sur France Inter, Mgr Gollnisch revient avec Joseph Mailla, professeur de géopolitique à l’ESSEC, ancien directeur de la Prospective au Ministère des Affaires étrangères, sur le geste de la France qui a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU sur la question des chrétiens d’Orient. Réécoutez l’émission :