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Bartholomé I "La liberté religieuse : le plus grand défi que les religions ont à relever"

C’est un grand personnage de la chrétienté qui est venu honorer notre pays en venant parmi nous” s’exclame Mgr Gollnisch au micro de RCF.

Le Patriarche Orthodoxe Œcuménique de Constantinople, Sa Sainteté Bartolomée 1er, qui réside habituellement à Istanbul, est venu à Paris cette semaine invité par l’Institut de France, à l’occasion du 1700 ème anniversaire de l’Édit de Milan, célébré l’an dernier.

Lors d’un discours prononcé mardi 28 janvier devant l’Académie des sciences morales et politiques à l’Institut de France, où était présent Mgr Gollnisch, Sa Sainteté Bartholomeos Ier, invité à s’exprimer sur le thème de « La liberté religieuse » a rendu hommage aux Droits de l’Homme.

LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

« Les religions sont appelées à répondre sans tergiverser à la question de savoir si elles reconnaissent les droits de l’homme, sur la base de la Déclaration universelle, comme ethos œcuménique, comme valeurs communes et comme “héritage de l’humanité toute entière” », a-t-il déclaré. « Elles sont appelées à comprendre que les droits de l’homme opèrent en faveur du pluralisme, (…) qu’ils garantissent plutôt les présupposés fondamentaux de la diversité des cultures et de l’interculturalisme ».

UN ACQUIS CULTUREL QUI A RENDU NOTRE MONDE PLUS HUMAIN

« Les droits de l’homme constituent un acquis culturel significatif ayant rendu notre monde plus humain », assure le patriarche Bartholomeos tout en mettant en garde contre « l’élargissement de leur contenu, l’extension exagérée de leurs limites » et le risque qu’ils se transforment en « exigences démesurées de l’individu-consommateur ». Il regrette que dans l’orthodoxie, « le débat sur les droits de l’homme est considéré comme imposé de l’extérieur », importé de l’Occident.

LA DIGNITÉ HUMAINE

Concernant la liberté religieuse, thème de la conférence, le patriarche Bartholomeos a convenu que ce droit « constitue le plus grand défi que les religions ont à relever » mais qu’il « leur assure aussi des perspectives positives ».

« L’enjeu essentiel d’une approche correcte est la façon de comprendre la vérité et la relation à la vérité. Il importe d’accepter que les frontières entre vérité et absence de vérité ne coïncident pas avec celle de notre propre religion et de la religion d’autrui ». « Un critère substantiel de la vérité de la religion est de savoir si celle-ci respecte et protège la dignité humaine », précise-t-il.

UN THÈME CHER A L’ŒUVRE D’ORIENT

La liberté religieuse est un thème qui est cher à l’Œuvre d’Orient parce qu’il concerne tout le monde, l’Europe mais aussi le sud de la Méditerranée” ajoute Mgr Gollnisch.

Cette conférence dans un lieu républicain a permis à Sa Sainteté de développer les principes de la liberté religieuses, rappelant ainsi que le droit international, art 18 de la déclaration des droits de l’Homme de 1948, dans lequel les états s’engagent à respecter la liberté religieuses qui n’est pas qu’une liberté de culte, liberté de prier, mais aussi la liberté de manifester publiquement sa Foi individuellement ou en groupe. C’est un sujet d’actualité avec ces événement que traversent les pays arabes”.

 

 

 


L’Édit de Milan
Dans sa chronique hebdomadaire Mgr Gollnisch nous rappelle “les origines” de l’édit Milan  promulgué par l’empereur romain Constantin, donnant aux chrétiens leur liberté dans l’empire .
“Lors de la bataille au Pont de Vilnius, bataille incertaine, Constantin est inquiet. Il a une vision et dit que s’il remporte la victoire il l’attribuera à ce Dieu des chrétiens et leur donnera donc la liberté dans l’empire. Cette victoire est un événement très important : elle représente donc la fin des persécutions.
Cet édit ne faisait pas du Christianisme la religion d’État, mais donnait leur liberté aux chrétiens. A partir de cet édit de Milan, les évêques pouvaient se réunir régulièrement dans des Conciles, se déroulant en Orient, librement, pour décider des points principaux de la Foi.”