Mgr Pascal Gollnisch, président de l’Œuvre d’Orient, donnera une conférence autour du thème « Chrétiens d’Orient : Le dialogue malgré tout, ici et là-bas », à la Maison des Technologies, mercredi 26 avril 2017 à 19h.
Entrée libre – participation de soutien bienvenue
DATE : Mercredi 26 avril 2017 à 19h
LIEU : ISEN, La Maison des Technologies, Place G. Pompidou (derrière le centre Mayol), 83137 Toulon
La Basilique Notre-Dame des Victoire accueillera un concert donné par le choeur de chambre OTrente, et organisé par l’APEL de Paris et l’Œuvre d’Orient, au profit des enfants de l’École Balabel Al Mahaba de Damas, mardi 25 avril 2017 à 20h00.
Répertoire de musique sacrée
Tarif Adulte : 20 € / Tarif jeune- 16 ans : 5 €
Réservations en ligne sur le site apel75.com ou directement sur place à partir de 18h 30 le jour du concert.
DATE : Mardi 25 avril 2017 à 20h00
LIEU : Église Notre-Dame des Victoires, Place des Petits Pères 75002 Paris – Métro Bourse
La Collégiale Sainte-Marthe de Tarascon accueillera un concert classique au profit des chrétiens d’Orient, dimanche 30 avril 2017 à 17h30.
L’ensemble vocal de Guillaume Costeley, orchestre des Deux Rives, proposera une interprétation du requiem en Ut de Luigi Cherubini (1760-1842), sous la direction de Pascal Bondis.
Participation 15 euros/ gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
Billetteries :
COME PRIMA Disquaire, 18 rue Bonnerie Avignon (come-prima.fr)
Librairie Lettres vives, 60 rue des Halles, Tarascon
Terre et Bio, 10 avenue Albin Gille, Saint Rémy de Provence
L’église Saint Pierre-Saint Charles accueillera un concert donné par la chorale « Atout coeur » de Choisy-Thiais, au profit de l’école de Diana au Kurdistan d’Orient, lundi 8 mai 2017 à 17h00.
Participation libre au profit de l’association L’Œuvre d’Orient
DATE : Lunid 8 mai 2017 à 17h
LIEU : Paroisse de la Faisanderie (église Saint Pierre-Saint Charles), 41 rue des Tilleuls, 94290 Villeneuve le Roi
Il est ainsi revenu sur la guerre qui ravage depuis plusieurs semaines la partie occidentale de la ville irakienne, où se sont retranchés les combattants de l’organisation de l’État islamique.
Les civils qui y sont encore plusieurs dizaines de milliers, sont les premières victimes de ce conflit. Plusieurs dizaines d’entre eux sont morts dans des bombardements il y a plus de dix jours, ensevelis sous les décombres de leurs maisons.
Pour Mgr Louis Sako, le patriarche chaldéen, ces paroles du Pape sont «un cri d’un prophète qui condamne le mal et appelle à la paix et au respect de la vie et des hommes». Évoquant la situation à Mossoul, et tout particulièrement à Mossoul ouest, le patriarche reconnait que «c’est une véritable tragédie». «Les gens sont obligés de rester dans leurs maisons parce que les djihadistes ne les ont pas laissés sortir» explique-t-il. Il précise que la vieille ville, centre de la partie occidentale de la métropole du nord de l’Irak, est constituée de maisons étroites, toutes collées les unes aux autres, construites en des matériaux fragiles qui ne résistent pas aux bombardements et amplifient le nombre de victimes.
Retour dans la plaine de Ninive
Dans les localités et les villes déjà libérées par les forces irakiennes ou kurdes depuis le lancement de la contre-offensive contre l’EI, l’année dernière, les chrétiens, qui y vivaient avant la guerre, reviennent timidement. Pour le moment, les familles qui ont trouvé refuge au Kurdistan, attendent l’été et la fin de l’école pour se réinstaller. Celles qui ont décidé de rentrer tout de suite, n’ont que peu de moyens matériels. Les aides sont minimes même si l’Église chaldéenne essaie de les soutenir comme elle le peut.
Interrogé par le service français de Radio Vatican en marge de son déplacement actuel en France, Mgr Sako reconnait que l’État irakien ne les oublie pas mais il regrette que les bonnes paroles ne soient pas suivies d’effets. «On veut des actions, s’exclame-t-il, pas des discours qui ne coûtent pas chers». Mais l’heure pour le moment est à la guerre, pas à la reconstruction. «On comprend que l’Irak n’a pas d’argent. Tout l’argent va à l’armée irakienne», explique-t-il.
Changement de mentalité
Malgré la poursuite de la guerre et les querelles entre les différentes communautés irakiennes dans certaines zones libérées, Mgr Sako demeure optimiste. «Il y a un changement», se réjouit-il. «Les musulmans sentent qu’il faut changer». «Je crois qu’ils se rendent compte de l’importance des chrétiens ici». Il s’est rendu récemment au Caire à l’université Al-Azhar pour une conférence sur les libertés religieuses, la nature civile de l’État, la citoyenneté et le respect de la diversité. Des représentants politiques et des différents cultes ont pu débattre sur tous ces thèmes.
Pour Mgr Sako, ce qui s’est dit durant ces quelques jours montre que les musulmans du Proche-Orient sont sur la bonne voie. «Il faut soutenir dans ces pays-là un gouvernement ou un État moderne, séculaire, et partager la religion de la politique, autrement, il n’y aura pas d’avenir, il y aura toujours des tensions et des conflits. La religion c’est une chose personnelle» explique le patriarche. «La société est pour tout le monde», ajoute-t-il, «tous sont des citoyens égaux et il faut respecter cela». Le processus pour déconfessionnaliser les rapports politiques, notamment en Irak, est encore cependant bien long.
Le mercredi 22 mars, en pleine semaine de la Francophonie, le directeur général de l’Œuvre d’Orient, Mgr Pascal Gollnisch n’a pas hésité à interpeller avec vigueur le gouvernement français : « Est-ce que la francophonie vous intéresse vraiment !? », s’est-il exclamé pour souligner son attachement au maintien des écoles catholiques dans les pays orientaux, de l’Égypte à la Syrie, alors que leur viabilité économique semble compromise.
Trésor culturel en péril
En Égypte et au Liban, et dans une moindre mesure en Turquie, Syrie et en Terre sainte, des écoles catholiques continuent d’enseigner en langue française : « On n’enseigne pas seulement le français, mais on enseigne en langue française », précise Mgr Gollnisch. Les enfants qui sortent de ces écoles sont le plus souvent trilingues, maîtrisant l’arabe, l’anglais et le français. Cette virtuosité les ouvre au monde et beaucoup de chrétiens orientaux, en particulier au Liban, conçoivent un attachement charnel au français : »Ils voient dans le français la langue des droits de l’homme, qui transmet des valeurs et une culture », assure Mgr Gollnisch. Il arrive même que les écoles francophones libanaises reçoivent des enfants maronites ou melkites dont la langue maternelle est le français, et qui doivent apprendre l’arabe sur les bancs de classe.
Des écoles d’élite
Dans tous les pays orientaux, les écoles catholiques francophones comptent en moyenne 40% d’élèves musulmans. Le mélange d’élèves issus de communautés différentes est un atout pour ces pays, où la paix est souvent fragile. En Égypte, le taux de musulmans dans ces écoles s’élève à 60%, et en Turquie à 97% ! Elles sont reconnues pour la qualité de leurs formations et de hauts dignitaires égyptiens, commel’actuel ministre des Affaires étrangères Sameh Choukry, y ont usé naguère leurs fonds de culottes.
Équilibre fragile
Dans tous les pays, et à des degrés divers, ces écoles rencontrent des difficultés à renouveler leurs corps enseignants et à trouver les budgets nécessaires à leur bon fonctionnement. Mgr Gollnisch s’insurge : « Ces écoles sont un élément décisif de l’influence française au Moyen-Orient, et malgré les services qu’elles rendent, elles sont à peu près ignorées des promoteurs étatiques de la francophonie. » Il faudrait mettre en place des jumelages entre écoles françaises et orientales pour permettre des allers-retours de professeurs, estime t-il. Si le paramètre budgétaire est prioritaire, alors il faudra se résoudre au déclin de la francophonie. Sur le terrain, déjà, Œuvre d’Orient constate que plusieurs des écoles qu’elle accompagne abandonnent le français, faute de professeurs et de budgets pour en former. En Haute Égypte, elles passent à l’Arabe. Et au Liban à l’Anglais.
Carnet de chèques pour les anglophones
Plusieurs directeurs d’écoles, au Liban, s’adressent aux visiteurs de l’Œuvre d’Orient en ces termes : « Je pourrais résoudre mes problèmes de trésorerie demain… Il me suffirait de passer à l’Anglais ! » Les États-Unis, en effet, financent généreusement les écoles anglophones libanaises. Il faut admirer l’attachement des chrétiens libanais à la France pour qu’ils continuent à préférer ainsi la langue de Molère. Mais pour combien de temps encore ?
« Le voyage du Pape en Égypte au terme de la troisième année de son pontificat est un événement marquant. La venue d’un pape dans cette région est toujours importante. François est très préoccupé par la question des chrétiens d’Orient et plus globalement par les profondes tensions qui agitent le Proche et du Moyen-Orient.
Les chrétiens d’Égypte ne considèrent pas qu’ils sont persécutés. [Une persécution est quelque chose de global et de systématique]. Mais ils doivent faire face à des discriminations dures, difficiles, à des actes de violences ponctuelles à leur encontre. Leur situation n’est pas facile. Lors de leur visite à Rome en février dernier, les évêques égyptiens avaient exposé leurs difficultés, dans un contexte politique et économique tendu dans le pays.
Le Pape vient à la rencontre de l’ensemble de la communauté catholique, fort de toutes ces réalités, pour les conforter dans leurs missions.
Le Pape a déjà reçu à Rome le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros, ainsi que le grand Imam de l’Université Al-Azhar, sunnite. Il ne vient pas pour donner des leçons mais pour rencontrer en ami, en frère, ce peuple égyptien qui mérite une grande estime : première nation arabe à majorité musulmane par le nombre d’habitants.
Le Pape a des paroles de Paix et on est sur un chemin de relations positives. Toutes ces rencontres rentrent dans un processus qui construit quelque chose d’important pour l’Orient, pour l’Égypte de demain, pour les pays qui bordent la Méditerranée.
Un grand moment auquel l’Œuvre d’Orient s’associe et dont elle suivra les étapes. »
Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de l’Œuvre d’Orient, le 21 mars 2017
Vendredi 28 avril, le Saint-Père arrivera en début d’après-midi au Caire avant de se rendre au Palais Présidentiel, où il rencontrera le président. Ce sera la deuxième entrevue entre les deux hommes puisque Abdel Fattah al-Sissi avait été reçu par le Pape le lundi 24 novembre 2014, cinq mois après son arrivée au pouvoir. Lors de cette visite, le Pape avait alors souhaité que le chemin vers le dialogue interreligieux se poursuive.
Rencontre avec le grand imam d’Al Azhar
François rendra ensuite visite au grand imam d’Al Azhar, le cheikh Ahmed Al Tayeb. Les deux hommes prononceront un discours devant les participants à la conférence internationale sur la paix. Le cheikh avait été reçu par le Pape François en mai 2016 au Vatican. Une visite historique qui avait confirmé le réchauffement entre l’institution sunnite du Caire et le Saint-Siège. A l’issue de cet entretien, le cheikh avait fait l’éloge du Souverain Pontife. Il avait aussi expliqué que les musulmans et les chrétiens souffraient ensemble de la violence et du terrorisme, qui frappe l’Egypte.
Le réchauffement des relations entre le Saint-Siège et Al-Azhar s’était confirmé dans le séminaire commun au Caire en février 2017. Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Vatican et la commission du dialogue d’al-Azhar, s’étaient réunis pour parler de « la lutte contre le fanatisme, l’extrémisme et la violence au nom de la religion ».
Rencontre avec Tawadros II
Le Pape rencontrera aussi le patriarche copte Tawadros II le vendredi 28 avril lors de son déplacement au Caire : à l’issue de cette entrevue, un discours du Saint-Père est prévu. François avait reçu Tawadros II au Vatican le 10 mai 2013, une rencontre qui coïncidait avec le 40e anniversaire de la rencontre historique entre le bienheureux Pape Paul VI et le Patriarche Shenouda III, en 1973. Le Pape copte avait alors proposé que chaque 10 mai soit célébré « l’amour fraternel qui unit l’Église catholique et l’Église copte-orthodoxe ». En mai 2016, le Pape François lui avait écrit, et lui avait redit sa préoccupation pour les chrétiens du Moyen-Orient. Au début du mois de décembre 2016, François avait appelé le patriarche copte après l’attaque qui avait causé la mort de 25 personnes dans une Eglise du Caire.
Messe célébrée par le Saint-Père le 29 avril
Le samedi 29 avril, le Saint-Père célébrera une messe à 10H avant de déjeuner avec les évêques égyptiens. Les évêques coptes-catholiques égyptiens se sont d’ailleurs rendus en février 2017 au Vatican pour leur visite ad limina. A cette occasion, ils se sont entretenus longtemps avec le Saint-Père, lui exposant leurs problèmes, leurs projets et leurs rêves.
Une rencontre de prière avec les clercs, religieux et séminaristes est prévue ensuite. François y fera un discours. Le Pape repartira ensuite pour Rome, où il arrivera à 20:30.
Message pour la semaine sainte, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient
« Chers amis de l’Œuvre d’Orient, nous voici dans la semaine sainte, la semaine où nous célébrons tout particulièrement la mort et la résurrection du Christ. A l’Œuvre d’Orient nous sentons la force de ce mystère. Nous savons à quel point nos frères d’Orient vivent de près le chemin de Croix que nous allons célébrer dans nos églises et nos paroisses, à quel point ils sont associés aux souffrances du Christ, à son calvaire et à sa mort.
Nous savons aussi que nos frères d’Orient ont une foi profonde, qu’ils vont célébrer la résurrection, qu’ils vont demander au Seigneur de ne pas céder aux forces de haine et de vengeances. Ils nous donnent un remarquable exemple de vie chrétienne.
Nous devons être au côté de tous ceux qui veulent rester dans leur pays. Ils y ont droit. Nous devons être à leur côté, par amitié pour eux et par proximité pour eux. Nous devons les aider à remplir coûte que coûte leur mission.
C’est une question importante pour l’équilibre du monde. Si les chrétiens en venaient à quitter le Moyen-Orient parce qu’ils en auraient été chassés par les forces terroristes, c’est toute la région qui en serait déstabilisé et de proche en proche, toute l’Europe également.
Plus que jamais cette semaine sainte nous rapproche de nos frères d’Orient dont les communautés sont ensanglantées. Plus que jamais nous avons besoin de la prière de tous.
Bonne semaine de Pâques ! »
Père Jens Petzold, de la communauté monastique de Sulaymaniyah, une «branche» du monastère syrien de Mar Mousa
Quelles sont les traditions à Maryam-Al-Adhraa pour Pâques ?
Pendant le carême, les chaldéens font le chemin de Croix chaque vendredi. Pendant la messe de la résurrection, les fidèles préparent une petite pièce de théâtre traditionnelle sur la résurrection, lorsque Jésus ouvre les portes du ciel.
Pour les syriaques, la tradition est un peu identique à celle des latins, il y a des chants spécifiques pour cette fête. Originairement la messe était célébrée à partir de 3h jusqu’à 7h du matin, l’heure où la lumière du jour parait – les églises traditionnelles étaient même étudiées pour que le jour de Pâques, la lumière touche terre au moment de la Consécration.
Que représente la fête de Pâques pour vos fidèles ?
Pour eux c’est très important. Parfois on a l’impression qu’en Europe, Noël a pris la place sur les autres fêtes mais en Orient, Pâques est vraiment LA grande fête. C’est pour eux le moment d’Espérance.
Dans l’Eglise latine en général, l’accent est mis sur le vendredi saint. C’est très important la Croix, cette souffrance et la conscience que Jésus est mort pour nos péchés.
Dans l’Eglise orientale, byzantine et syriaque, la tradition aime beaucoup la Résurrection. Dans la liturgie on est heureux que Jésus ressuscite ; le Christ prend nos péchés.
L’église chaldéenne, elle, est « l’Eglise du samedi », dans l’attente. Il y a l’espérance que porte le peuple sur cette croix vide. C’est un moment d’angoisse mais aussi un moment de grande espérance.
Il existe ainsi un jeu entre ces trois traditions car chacune se concentre sur un des aspects de la résurrection du Christ.
Avez-vous un message particulier pour le carême ?
Au Moyen-Orient nous sommes dans l’attente du futur, nous avons besoin de la prière. Cette expérience d’angoisse de la résurrection est très importante et en même temps j’ai cette confiance en Dieu, que l’on va finir par trouver avec une nouvelle paix au Moyen-Orient.
Il faut chercher dans le cœur des chrétiens et de toutes les personnes de bonne volonté un moyen de créer la paix à nouveau.
Message pour Pâques de Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque grec-melkite d’Alep
« Nous espérons que cette date, qui est la Pâques de la résurrection et de la victoire sur la mort, nous donne aussi la victoire sur la mort qui nous arrive, et sur toute les vicissitudes et toutes les violences qui sont perpétrées contre notre peuple. Qu’à cette date, avec Pâques nous puissons voir la lumière d’une nouvelle vie, une vie de paix, d’amour, d’amitié, de fraternité. Qu’elle puisse redonner l’espérance aux hommes de bonne volonté mais aussi à tous les chrétiens, que la victoire est avec Jésus-Christ et ceux qui l’aiment et lui sont fidèles ».