Diana – Irak : une école chrétienne pour les déplacés

Diana est une ville située au Nord-Est du Kurdistan irakien. La population, majoritairement kurde, regroupe une minorité assyrienne (environ 160 familles) ainsi qu’une quarantaine de familles déplacées issues de Qaraqosh et Mossoul.

L’Œuvre d’Orient y construit une école chrétienne pour accueillir tous les enfants, jusque là dispersés dans les écoles kurdes de la ville. Cette école est en cours de construction et a ouvert à la rentrée 2017-2018.

 

OFFRONS À CES ENFANTS UN AVENIR

Mgr Petros Moshe, archevêque syriaque-catholique de Mossoul et de Qaraqosh souhaite offrir à ces 200 familles une école chrétienne.

Le terrain de l’Église dispose déjà d’un espace suffisant pour accueillir une école de 7 classes (245 m² au total).

Avec 13 300€, vous permettez à Mgr Moshe de construire une salle de classe.

« Plus que jamais l’éducation est un défi majeur pour l’avenir de cette région en général et des communautés chrétiennes en particulier. »

Mgr Pascal Gollnisch, Directeur de l’Œuvre d’Orient

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KTO : Replay du reportage – « Chrétiens d’Irak : entre incertitudes et espérance du retour »

En Irak, dans la vallée de Ninive et autour de Mossoul, les chrétiens découvrent l’ampleur des destructions et du saccage systématique des églises, des écoles, des couvents et de leurs maisons au fur et à mesure de la libération de leurs villages. Les combattants de Daesh y ont laissé aussi des stigmates évidents de leur haine de la Croix.

La joie de la libération des premiers villages et le recul de Daesh a laissé place à une profonde incertitude chez les chrétiens. Comment envisager de retrouver un voisinage parfois complice des saccages ? Quel avenir dans cette région instable d’où ils ont été chassés de manière régulière dans l’histoire ? Ces deux années de présence de Daesh ont aussi empoissonné la réalité de l’islam et les relations entre chrétiens et musulmans.

Avec une délégation de l’Œuvre d’Orient, une équipe de KTO a parcouru ces paysages désolés. Elle a accompagné des familles ou des religieux qui, pour certains, revenaient pour la première fois sur leurs lieux de vie depuis leur fuite précipitée en août 2014.

Le lien de la vidéo de KTO

Colmar : Messe des rites orientaux présidée par Mgr Kratz, Dimanche 5 mars 2017

Monseigneur Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg concélèbrera la Messe Dominicale donnée pour les chrétiens des rites orientaux présents en Alsace. Elle sera présidée par Monseigneur Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, et célébrée selon le rite de Saint Jean Chrysostome avec les prêtres des autres rites.

La Messe aura lieu le 5 mars prochain, à 10h45, en l’église catholique Sainte Marie (14 rue Maimbourg, à Colmar).

Un moment convivial autour du verre de l’amitié aura lieu après la messe dans la salle du foyer Sainte Marie à côté de l’église.

Invitation Messe Colmar en rites orientaux, 5 mars 2017


DATE: Dimanche 5 mars 2017

LIEU: Église catholique Sainte Marie, 14 rue Maimbourg, Colmar 68000

CONTACTS: L’Œuvre d’Orient — 01 45 48 95 00 — www.oeuvre-orient.fr

 

Le Chesnay : Pièce de théâtre « Les mémoires de Ponce Pilate » au profit de l’Œuvre d’Orient, les 11 et 12 mars 2017

La pièce de théâtre « Les mémoires de Ponce Pilate » d’après Anne Bernet, organisée par l’Association des Familles Catholiques (AFC) sera jouée au Chesnay, par la Troupe des Figaros le samedi 11 mars à 20h30 et le dimanche 12 mars à 16h00.

Valérie de Larochefoucauld et Charlotte Desjars, proposeront une mise en scène au  théâtre nouvelle France du Chesnay.

Les billets de réservation sont disponibles à l’adresse suivante: https://www.billetweb.fr/les-memoires-de-ponce-pilate
Les tarifs sont de 10 euros (entrée) et de 15 euros (soutien).


DATES: Samedi 11 mars (20h30) et Dimanche 12 mars (16h00)

LIEU: Théâtre nouvelle France du Chesnay, 9 Rue Pottier, 78150 Le Chesnay

CONTACTS:  L’Œuvre d’Orient — 01 45 48 95 00 — www.oeuvre-orient.fr

Le pape a accepté la démission de Mgr Maroun Lahham

(Jérusalem/mab) – Dans une quasi simultanéité, le bureau de presse du Saint-Siège et le site internet du patriarcat latin de Jérusalem ont publié par voie de communiqués la même information : le saint Père a accepté la démission de Mgr Maroun Lahham.

La  nomination par le pape de Mgr Pierbattista Pizzaballa comme administrateur apostolique chargé de préparer la succession patriarcale avait sonné le premier coup de tonnerre, la démission de Mgr Maroun Lahham fait retentir le second.

La nouvelle a de quoi surprendre. A 68 ans, Mgr Lahham avait été pressenti pour la succession au siège patriarcal de Jérusalem en remplacement de Mgr Fouad Twal atteint par la limite d’âge. Mais le saint Père avait préféré nommer un Administrateur apostolique chargé de préparer la succession. Et le nom de Mgr Maroun circulait encore comme candidat possible.

Les hypothèses iront bon train pour chercher à comprendre les raisons de cette démission.

Depuis la nomination d’un administrateur apostolique, on se doutait que le ciel du patriarcat latin n’était pas sans nuage. Les soucis financiers tenaient la corde des problèmes auxquels apporter des solutions. Mais le choix du pape d’avoir fait appel à un « étranger », en tous les cas un non arabe avait rouvert d’anciennes plaies. Tandis que les fidèles avaient pour l’essentiel entériné cette décision et réservé un bon accueil à leur nouvel évêque italien, quelques-uns et quelques prêtres avec eux avaient au contraire exprimé leur déception adressant même une lettre au Saint-Père pour s’étonner de ce choix.

Quelles que soient les raisons qui ont présidé à la démission de l’évêque auxiliaire de Jordanie, il faut souhaiter à l’Eglise latine de Terre Sainte de retrouver un ciel plus serein dans un Proche-Orient qui a lui aussi besoin de se recomposer.

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Mgr Maroun Lahham est né le 20 juillet 1948 à Irbed en Jordanie. Ordonné prêtre en 1972, il a été nommé évêque de Tunis en 2005. En janvier 2012, il rejoignait la Jordanie comme évêque auxiliaire, titulaire de la cathèdre de Madaba.

Entretien avec le P. Jacques Mourad

Quels vœux formulez-vous pour cette nouvelle année ?

Père Jacques Mourad : Mon premier désir est que notre monde ait le courage de dire non aux armes, pour que les hommes puissent vivre en paix et retourner sur leurs terres. Je pense à la Syrie, à l’Irak, mais aussi au Yémen… Mon deuxième souhait serait que les pays riches viennent en aide aux populations des pays pauvres en installant des chantiers pour les faire travailler et ainsi les inciter à rester. Il faut rapidement ouvrir des chemins contraires à l’émigration.

Vous êtes Syrien, né à Alep, mais vivez aujourd’hui dans le Kurdistan irakien. Quel regard portez-vous sur ces deux pays ?

Il y a des différences car la communauté internationale agit différemment dans chacun d’eux… Mais, globalement, la situation évolue négativement. Il y a plus de victimes, plus d’émigrés, plus de personnes qui souffrent de la faim. Il faut tirer la sonnette d’alarme pour les chrétiens… et les autres minorités ! Que fait le monde ? Pourquoi est-ce que ces enfants, ces femmes, ces familles qui ne portent pas les armes subissent toujours la guerre et la politique ? La communauté internationale ne fait pas assez et sert surtout ses propres intérêts. L’Église porte aussi une responsabilité.

La situation des réfugiés en Syrie et en Irak est-elle la même ?

En Irak, les réfugiés, chrétiens et musulmans, ont trouvé une stabilité grâce aux soutiens internationaux, grâce aux organisations chrétiennes et à l’Église. En Syrie, la situation est bien plus complexe. Beaucoup de réfugiés sont oubliés. Il y a des camps gigantesques aux frontières avec la Turquie et la Jordanie. Ces réfugiés vivent dans le dénuement total car très peu d’associations s’en occupent.

Cette situation m’a fortement touché au moment de Noël. Jésus qui choisit de naître dans une situation de misère absolue ; c’est une réalité que des familles et des communautés vivent. En naissant dans la crèche, Jésus a voulu leur dire « Je suis là avec vous ». Il est présent dans les camps de réfugiés.

Que pouvons-nous faire ?

Si Jésus a décidé de devenir homme, c’est pour nous rappeler que nous sommes à son image. Il nous a créés avec un bon cœur, et nous sommes tous appelés à faire quelque chose. Nous, citoyens devons leur apporter la paix afin qu’ils gardent confiance.

Les gouvernements, eux, doivent réfléchir, réviser leur choix. Dieu est-il d’accord pour que nous pratiquions la violence et la guerre dans des pays ? La vérité est toujours crucifiée et pour cela, le père Paolo paie par sa captivité (NDLR  : le père jésuite italien Paolo Dall’ Oglio a été enlevé à Raqqa en Syrie le 29 juillet 2013 ; depuis aucune nouvelle sûre n’est parvenue sur son sort), les évêques d’Alep, les prêtres paient aussi car ils sont les porteurs de la vérité.

S’il me reste un vœu pour 2017, c’est que cette année soit celle de la conversion des cœurs.

 

propos recueillis par Anne-Sophie SAINT-MARTIN. Avec le journal France Catholique

Irak : « Après la libération militaire, il faudra libérer les esprits ! »

« J’ai la nostalgie d’une vie de paix. » Né à Qaraqosh le 5 octobre 1938, dans le royaume hachémite d’Irak, Mgr Basilios Georges Casmoussa a vécu tous les soubresauts de son pays : la tutelle britannique, l’instauration de la République par un coup d’État en 1958, le règne de Saddam Hussein, l’intervention américaine, la folie de Daech… À la tête de la revue indépendante La Pensée chrétienne, qu’il a fondée en 1964 et dirigée pendant trente ans, l’homme s’est souvent opposé à la dictature de Saddam. Archevêque de la communauté syriaque-catholique de Mossoul de 1999 à 2011, il a vécu la prise de pouvoir terroriste par le groupe État islamique – qui l’a enlevé en 2005 –, les persécutions de ses coreligionnaires et l’exode des chrétiens d’Orient.

Penser l’après

Il vit actuellement à Beyrouth, où il est évêque auxiliaire au sein du patriarcat syriaque catholique. Impuissant, le prélat assiste à la déliquescence de l’État irakien, « ce moribond que l’on essaie de ranimer ». Mais en usant de son magistère de la parole, Mgr Casmoussa se bat pour l’avenir de son pays. Quelques jours après l’archevêque de Kirkouk, Mgr Casmoussa était de passage à Paris, à l’invitation de l’Œuvre d’Orient, pour sensibiliser l’opinion occidentale au sort de son peuple. Alors que sa ville de naissance Qaraqosh est dévastée et que Daech contrôle encore la rive droite de Mossoul, l’homme de Dieu en appelle à préparer l’après.

« Après la libération militaire viendra l’heure de la libération des esprits, annonce-t-il. Nous devons nous y mettre tous ensemble maintenant. Le monde doit être conscient que la coalition militaire contre Daech ne représente qu’un début de solution et non une réponse complète au problème. L’Occident doit peser de tout son poids, politique, diplomatique, culturel pour aider les pays musulmans et les instances musulmanes à favoriser une lecture éclairée des textes religieux, reconnaissant le pluralisme, le respect des minorités et l’égalité des droits. Mieux, il faut assurer la séparation de la religion et de l’État, afin que la religion ne soit plus instrumentalisée à des fins politiques et que la politique ne serve pas à la propagation de la religion. Sinon, dans les deux cas, non seulement les chrétiens, mais aussi les musulmans y perdront. »

« Nous ne voulons pas être des mendiants, mais des bâtisseurs »

Autant prêcher dans le désert tant c’est d’un bouleversement complet de paradigme historique qu’il s’agit. Georges Casmoussa veut y croire, il n’y a pas le choix. « Si l’on ne change pas de discours, de lecture, de programme, nous n’aurons rien fait, et Daech réapparaîtra sous d’autres figures, prévient-il. C’est cela la grande peur des chrétiens d’Orient : vivre éternellement avec cette épée de Damoclès sur nos têtes ! »

Le dignitaire catholique salue l’engagement d’écrivains musulmans chiites « qui en appellent à une société pluraliste en Irak et mettent en lumière l’apport des chrétiens dans l’évolution civilisationnelle du pays ». Mais le prélat exhorte aussi à l’unité des siens. Trop de divisions entre les quatre grandes communautés chrétiennes du pays perdurent ! « Il faut que les évêques d’Irak, catholiques et orthodoxes, fassent tout leur possible pour coordonner leurs positions, lance Mgr Casmoussa. Nous devons refuser tout travail communautaire à part. La hiérarchie ecclésiale et les hommes politiques chrétiens laïques doivent pouvoir trouver un langage commun. »

Car l’avenir de l’Irak appartient aux Irakiens, et d’abord à eux. « Nous ne voulons pas être des mendiants, lance l’archevêque émérite de Mossoul. Nous devons être ce que dans l’histoire nous avons toujours été, à savoir des bâtisseurs. »

Tous les articles sur les chrétiens d’Orient en Palestine

2015 :

 

11/02/2015 : Le Saint-Siège et la Palestine annoncent des progrès dans leurs négociations

29/01/2015 : Terre Sainte : Vague de prière pour les gens qui vivent en Palestine et en Israël

 

2014 :

 

25/05/2014 : Revivez la journée du Pape François en Palestine

 

2013 :

 

02/10/2013 : Terre Sainte : Le pape François reçoit un message d’appel à l’aide des chrétiens de Beit Jala

 

2012 :

 

02/05/2012 : La détresse des chrétiens palestiniens

09/02/2012 : Terre Sainte : « Nous voulons la paix avec et pour tout le monde » rappelle le Patriarche Twal

 

2011 :

 

27/09/2011 : Mgr Pascal Gollnisch : la demande d’adhésion à l’ONU d’un Etat palestinien

20/09/2011 : État palestinien : Mgr Schomali appelle à prier pour la paix 

04/07/2011 : Prêtre et universitaire en Palestine : L’Œuvre d’Orient a interviewé le Père Jamal Khader lors de sa tournée française

 

 

Entrez en Carême 2017

Le 1er mars nous entrerons en Carême, temps de prière, de pénitence et de partage. La tradition veut que chaque paroisse soutienne un ou plusieurs projets de Carême, pour aider ses frères dans le besoin.

Aussi, n’hésitez pas à proposer à votre curé, à l’équipe paroissiale, ou à vos amis un projet pour les Chrétiens d’Orient les plus démunis (vous pouvez consulter les projets dans la rubrique projet).

Alexandrie – Egypte : prise en charge d’enfants de familles pauvres

L’Externat Saint Joseph des Filles de la Charité accueille depuis 150 ans des filles de la maternelle au secondaire (les garçons étudient à l’école des Frères). Avec la crise économique, les difficultés des familles augmentent.

Les religieuses tentent de répondre à tous les besoins en participant aux frais de scolarité, à l’achat de fournitures scolaires et aux frais médicaux des élèves les plus nécessiteux. Cette année, 20 élèves entre 5 et 12 ans bénéficient ainsi d’un suivi médical, mais aussi de nourriture….

OFFRONS À CES ENFANTS UN AVENIR

A travers ces jeunes, les religieuses soutiennent les familles. Pour financer leur projet, les sœurs ont mis en place un réseau de solidarité : les médecins sollicités acceptent de diminuer le prix de leurs consultations, les pharmaciens partenaires ne font payer que certains médicaments… La communauté locale prend également certains frais en charge.

 

« Un esprit sain dans un corps sain ! Notre action vis-à-vis de nos élèves pauvres, chétifs, les aide scolairement mais aussi à acquérir une bonne et solide santé. »

Sœur Nihad KYRILLOS

 

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