Samedi 25 février, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, donnera une conférence dans la Mairie de Fontainebleau autour du thème « Chrétiens d’Orient, résister sur notre terre », à 15 heures.
Alep vit une situation instable. Beaucoup de jeunes qui terminent leurs études universitaires cherchent à quitter la ville ou le pays.
Parmi les raisons qui les poussent à partir, l’absence d’occasions de travail, même précaire, est déterminante.
Or on voit dans la ville se développer un nouveau marché de l’emploi : le travail avec des organisations humanitaires.
Ces organisations demandent des compétences particulières : Ressources humaines, Relations publiques, Directeur de projets, etc …
Ces compétences étaient, et seront après la guerre, très demandées par les entreprises qui travaillent dans le secteur de l’exportation.
OFFRONS À CES JEUNES UN AVENIR
Les Jésuites veulent dès à présent former des cadres, ayant des principes moraux pour la période d’après-guerre. Avec 360€, vous prenez en charge la totalité des frais pour un étudiant pendant un semestre (salaires équipes encadrantes, charges, transport, loyer du centre …)
« Plus que jamais l’éducation est un défi majeur pour l’avenir de cette région en général et des communautés chrétiennes en particulier. »
Mgr Pascal Gollnisch, Directeur de l’Œuvre d’Orient
La Maison Alésia Jeunes accueillera un concert de musique classique au profit de l’Œuvre d’Orient, le samedi 18 mars 2017, de 16h à 18h. Mary Olivon, pianiste classique proposera une interprétation de Bach, etc. dans le cadre des concerts « Lumière pour éclairer les nations » organisé par la MAJ. Il sera suivi d’une buvette.
Le samedi 25 février 2017, une soirée « Veglione de Carnaval » est organisée au profit des chrétiens d’Orient, à Nice. Elle débutera à 19 heures.
Cette soirée comprendra un repas exceptionnel préparé par le chef Michel Jocaille à 19h, ainsi qu’une soirée de fête sous la présidence effective de Mgr Guy Terrancle, prélat de Sa Sainteté.
Renseignements complets sur bulletin ou au 04 93 88 65 70
DATE: Samedi 25 février 2017
LIEU: Salle de Abbés du Forum Jorge François, NICE
Rola, 13 ans, et son regard lumineux, qui semblait me dire : « sois rassuré ! Tu es le bienvenu ici ! » Je lui ai demandé son nom, son âge, et si elle travaillait bien à l’école ? Bernadette, la directrice du Lien de Charité, l’association qui les accueille, a répondu pour elle : « elle a 18 sur 20 de moyenne ». J’ai bêtement bredouillé quelques mots d’encouragement. La gamine a rétorqué par un petit signe de tête. Puis elle a ceint ses cheveux d’un bandeau noir, sans dire un mot.
Face à elle, Houda sa sœur, 11 ans, attendait, les genoux repliés sous le menton, visage clair et rayonnant, regard espiègle, cheveux mi- longs, noirs, en bataille, les draps remontés jusqu’au cou. Une atmosphère d’une douceur extrême régnait dans la chambre. J’aurai tant voulu leur dire … Mais les mots ne venaient pas.
Rola et Houda ont une mère absente, repartie dans son pays, le Sri-Lanka, abandonnant ses filles à un ex-compagnon libanais, qui a refait sa vie. L’homme les accueillait chez lui, de temps à autre, par devoir. Depuis quelque temps, les ponts sont rompus, plus de nouvelles. Les petites n’ont même plus d’identité. Sans nom, elles passent leur journée au « Lien de charité ». Elles y ont trouvé la famille qu’elles n’ont plus. Elles s’y sentent entourées, valorisées, protégées. Bernadette la directrice est aux petits soins pour elles, et Haïfa, l’employée syrienne les couvre de tendresse.
Orphelines, abandonnées, réfugiées, ou simplement mal aimées. On les appelle des cas sociaux… « Cas sociaux », Je me demande si nous ne le sommes pas tous. Je me sentais bien petit à côté d’elles, bien impuissant aussi. Je voulais leur parler, entendre le son de leurs voix, je n’avais pas envie de repartir. La porte une fois franchie, je savais pourtant, que je ne les reverrai pas.
Dans la chambre à côté, dormaient deux petits Syriens. Le premier âgé de 6 ans ; le second, plus jeune encore. Leurs parents ont disparu. Peut-être partis dans un autre pays. Reviendront-ils les chercher ? La guerre ravage leur pays.
Ici, dans cette maison, la volonté du docteur Emile Fakhri, et l’opiniâtreté de Philippe Laigo, les responsables français venus soutenir pour quelques jours l’équipe libanaise, soulèvent des montagnes.
C’est grâce à cette collaboration entre les deux pays, que ces enfants échappent à la sauvagerie et aux agressions extérieures.
Ils sont nourris, habillés, scolarisés, considérés. Ils savent, qu’au-delà de tout, ils sont les enfants de gens qui les aiment, qui en prennent soin, qui tremblent pour eux. Rola, Houda, et ces petits syriens ne seront jamais délaissés …
Sait-on vraiment ce qu’apportent à l’humanité ces centres de tendresses, qu’on qualifie de charité ?
Luc Balbont
« Lien de charité » – France – Liban. En France : Contact@lien-de-charite.org – Tél : France – 02 97 54 00 53
Dans un message diffusé le 25 janvier, par le biais des moyens de communication du Patriarcat, les paroisses et communautés chaldéennes de par le monde ont été invitées à soutenir financièrement les projets de reconstruction et de restauration envisagés dans les villes de la plaine de Ninive, libérées récemment de Daesh. Au même moment, rapporte l’agence Fides, le patriarche, Mgr Louis Raphaël I Sako, se trouvait en visite dans la zone, où il a prié pour la paix et le retour rapide des refugiés dans leurs maisons.
Selon des informations recueillies par l’agence auprès du Ministère pour les affaires religieuses de la Région autonome du Kurdistan irakien, au moins 100 lieux de culte auraient été vandalisés ou totalement démolis, dont une très grande partie sont des églises chrétiennes.
Les églises retrouvent leurs croix
À Telkeif, l’église du Sacré-Cœur, comme tant d’autres, malgré les terribles conditions dans lesquelles elles ont été laissées par Daesh après plus de deux ans d’occupation, a retrouvé sa croix sur le toit. Le patriarche y a présidé un temps de prière et a évoqué les efforts entrepris pour « accélérer la restauration d’habitations et d’églises endommagées ou détruites » pendant cette période, pour ainsi « permettre le retour de ceux qui désirent revenir dans leurs maisons, abandonnées entre juin et août 2014 devant l’avancée des milices du prétendu État islamique ». En même temps, un message était envoyé à toutes les paroisses et aux communautés chaldéennes de par le monde, « afin qu’elles prennent en charge le soutien financier des projets de reconstruction et de restauration des conditions d’habitabilité des villes libérées de la plaine de Ninive ».
Les premiers fonds, mis à la disposition des villes par le Patriarcat, ont été remis aux comités créés à cet effet : soit quelques 500 millions de dinars irakiens (soit plus de 380.000 euros). Les premières reconnaissances ont montré que Batnaya constitue le centre le plus touché par les dévastations djihadistes et les affrontements. D’autres villes telles que Tesqopa et Telkeif auraient en revanche subi moins de dommages.
Découverte inattendue
À Telkeif, lors de la reconquête, les troupes de l’armée irakienne ont trouvé une chrétienne de 60 ans, Georgette Hanna, qui, n’avait pas réussi à quitter la ville avec les autres membres de sa famille en août 2014. Celle-ci a été recueillie par une famille de voisins musulmans, qui a pris soin d’elle pendant tout ce temps, la cachant dans son habitation.
« Tout discours agressif ou incitant à la sédition » doit être « officiellement et légalement » être assimilé à un acte de terrorisme, « quelle que soit sa source ». « Il est très regrettable et dangereux que cet extrémisme horrible, qui favorise la haine contre d’autres religions, soit considéré simplement comme une sorte d’expression de la liberté », regrette Sa Béatitude Louis Sako.
Lors d’une conférence sur la protection de la liberté religieuse, organisée le 21 janvier par la Fondation Masarat à Bagdad, le patriarche de Babylone des Chaldéens, Louis Raphaël Sako s’est penché sur le discours incitant à la haine, comme « forme de terrorisme ».
Une prise de conscience à généraliser
Phénomène « terroriste effrayant et inquiétant dans la région et dans le monde entier », le discours extrémiste est « aussi une tragédie pour les chrétiens d’Orient et d’autres minorités religieuses », à laquelle ils ne peuvent faire face que par « la prière, l’émigration et la souffrance ». Aux yeux du patriarche Sako, la prise de conscience sur les dangers de « l’utilisation de la religion par les extrémistes et les fondamentalistes comme arme pour créer des conflits et la guerre » doit encore être « généralisée ».
Ensemble, musulmans et chrétiens doivent « redresser et corriger la situation immédiatement », estime ce responsable catholique oriental, en révisant notamment les programmes scolaires pour les « purifier des « toxines » de haine et d’exclusion » qu’ils contiennent.
Assurer la défaite de Daech
Dans son discours, le patriarche des Chaldéens a toutefois relevé quelques « signes positifs » comme cette « déclaration de l’Autorité de Najaf (NDLR : chiite) encourageant les musulmans à partager la célébration de Noël avec les chrétiens ». Mais aussi une déclaration du Cabinet (diwân) des affaires sunnites « sur les discours appelant à la haine et à la malédiction des chrétiens dans les prières musulmanes », ainsi que les mesures prises par le ministère des affaires religieuses au Kurdistan pour « interdire et sanctionner tout discours contre les autres religions ».
Les Émirats Arabes Unis, eux aussi, ont adopté une loi pour « criminaliser et responsabiliser tous les discours religieux qui nuisent la coexistence et sèment la discorde entre les gens », indique le patriarche.
« Le temps est venu d’investir dans la défaite de l’organisation terroriste Daech, afin de développer un état civil et démocratique reposant sur la pleine citoyenneté pour tout le monde, indépendamment de la religion ou de l’origine ethnique, implore Sa Béatitude Louis Raphaël Sako. Tel est le cas dans tous les pays développés à travers le monde et même certains pays islamiques en séparant la religion de la politique ».
Ainsi que l’a appris Fides, la manifestation pour la paix, qui rassemblait plus de 10.000 jeunes catholiques provenant de toute la nation, a traversé hier, 22 janvier, la ville de Mangalore au terme de l’Assemblée de l’India Catholic Youth Movement, lequel a voulu, de cette manière, lancer un message de paix et d’harmonie au milieu de la diversité ethnique et religieuse de la nation. « L’Inde est une nation qui accueille des cultures et des identités diverses – a remarqué pour Fides le Père Asis Parichha, prêtre de l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, en Orissa, qui a participé à la marche.
Au sein de la manifestation, se trouvait S.Exc. Mgr Bernard Moras, Archevêque de Bangalore, capitale de l’Etat de Karnataka, lequel a lancé la marche, qui a débuté à la Cathédrale de Notre-Dame du Rosaire. La manifestation clôturait le X° Congrès national des jeunes dans le cadre duquel les jeunes catholiques se sont rencontrés pour se confronter sur des thèmes d’actualité grâce à la participation de responsables ecclésiaux et civils.
A cette édition 2017, ont participé un certain nombre de responsables politiques du Karnataka ainsi que le juge catholique Joseph Kurian, de la Cour Suprême de l’Inde, hôte d’honneur de la cérémonie de clôture du colloque. Le magistrat a noté l’importance de défendre « les droits et les valeurs constitutionnels qui appartiennent à tout citoyen de l’Inde ». « Nous sommes nés sur cette terre et nous sommes donc indiens, ensuite de quoi nous sommes chrétiens catholiques. Tous les indiens, quelque soit leur credo, sont dépositaires de droits constitutionnels et ont également le devoir de respecter la Constitution » a-t-il affirmé. Le juge Joseph Kurian a invité par ailleurs les jeunes à participer à la construction de la nation « pour établir le royaume de Dieu sur la terre », les exhortant à être « des citoyens responsables » et « des promoteurs et protagonistes d’un changement ».
L’Archevêque de Bangalore a rappelé aux jeunes que « nous avons le droit fondamental de professer notre foi et personne ne peut nous en priver », affirmant que « il faut être unis, promouvoir la justice et défendre les valeurs chrétiennes ». De son côté, l’Evêque de Mangalore, S.Exc. Mgr Aloysius Paul D’Souza, a conseillé aux jeunes de suivre la voie de Jésus : « Portez la lumière du Christ dans votre région et faites-la briller avec votre vie » a-t-il déclaré.
Les représentants politiques se sont félicités de la discipline démontrée par les jeunes catholiques, remerciant les chrétiens pour la formation de haute qualité qu’ils assurent aux jeunes indiens au sein des écoles catholiques de tout niveau existant en Inde. « Servir Dieu et servir la nation sont complémentaires. Les jeunes utilisent les talents reçus pour servir l’humanité » a déclaré Oscar Fernandes, homme politique local.