Catégorie : Actualités
Consécration de l’église Saint-Irénée à Lyon ce week-end : la joie du Père Fritsch
« Nous avons des paroissiens qui viennent de très loin ; certains habitent l’Yonne, la Côte d’Azur, d’autres l’Isère, Saint-Etienne ou encore Chambéry. Cela rend compliqué la catéchèse. Il faut soigner la liturgie, l’homélie, avoir des formes plus poussées de participation. Il y a un groupe de plusieurs enfants qu’il faudrait réunir… ce sont des choses que nous devons travailler » confie le père Emmanuel Fritsch. « En général, le dimanche rassemble de 30 à 50 fidèles. Il y a un noyau, entre un tiers et la moitié de la communauté qu’on va retrouver à chaque fois et le reste qui ne vient qu’une fois tous les mois. »
Des origines diverses
« Nous avons des orthodoxes, des catholiques orientaux, des français avec des liens familiaux orientaux ou qui viennent pour des raisons d’ecclésiologie car ils adhèrent aux valeurs de la paroisse » explique le curé. « Copte égyptien, roumains, romano, russes, voyageurs, communauté de grecs de rite byzantin, italo-albanais etc… La chose la plus compliqué c’est la langue. L’usage est de célébrer en français, mais la paroisse se pose la question d’assouplir cette règle. Quelques familles viennent d’arriver de Syrie donc nous réfléchissons à introduire de l’arabe. En quelque sorte, la paroisse s’oriente vers son propre style. »
« Pleinement orientaux et pleinement lyonnais »
« L’œcuménisme est né à Lyon, poursuit-il, lorsque le prêtre lyonnais Paul Couturier, professeur de sciences naturelles à l’institution des Chartreux s’est retrouvé confronté à l’arrivée d’émigrés russes au sortir de la Première Guerre mondiale. Il y avait à l’époque trois paroisses grecques orthodoxes et il a créé la quatrième, en lien avec Rome. C’est lui qui a contribué à l’émergence de la conscience que ces chrétiens orientaux étaient de vrais chrétiens. »
« La communion même dans la différence est une nécessité dans la foi. C’est notre témoignage. Nous sommes pleinement orientaux et pleinement lyonnais » conclut-il.
Mgr Pascal Gollnisch invité de RFI dimanche 5 juin.
Cette émission accueillera Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, qui viendra discuter de son livre, « Chrétiens d’orient : résister sur notre terre ». Ce livre sorti le 28 avril 2016 donne des clés pour comprendre l’actualité et la situation des Chrétiens d’Orient.
Cette interview sera suivie d’un décryptage de la pensée salafiste par un jeune intellectuel dominicain, ancien normalien et élève de Science Po, Frère Adrien Candiard. Il s’appuiera sur son livre « Comprendre l’islam/ou plutôt pourquoi on n’y comprend rien », et développera la pensée du théologien Ibn Taymiyya, la grande référence des salafistes.
« L’enseignement catholique francophone au Moyen-Orient est menacé »
La Croix : Que représente l’enseignement catholique au Moyen-Orient ?
Michel Petit de la Pérelle : Un formidable vecteur de la francophonie ! Au Liban, 325 écoles catholiques – dont 250 entièrement francophones – gérées par une trentaine de congrégations, scolarisent 250 000 élèves, soit plus de la moitié des petits Libanais : 40 % d’entre eux sont musulmans.
En Égypte, 177 écoles catholiques scolarisent 150 000 élèves, parmi lesquelles 50 délivrent leur enseignement en français. À côté des deux grands collèges de garçons – celui des jésuites, et celui des Frères des écoles chrétiennes au Caire – une foule d’écoles de filles enseignent le français aux Egyptiennes. La Terre sainte accueille, elle, 50 établissements dont 35 francophones sur le territoire du Patriarcat latin. Et en Turquie, on trouve encore six écoles catholiques de congrégations (dont 3 gérées par les Frères des écoles chrétiennes) à Istanbul et Izmir : les élèves sont à 97 % musulmans. Quant à la Syrie, nous n’avons plus d’informations fiables sur la situation.
La contribution de ces écoles catholiques n’est-elle pas aussi citoyenne ?
Michel Petit de la Pérelle : Si bien sûr, ces établissements sont avant tout des lieux précieux pour éduquer au vivre-ensemble, au dialogue interreligieux, à la citoyenneté. Grâce à leur enseignement de qualité, à l’implication des religieux et religieuses qui les gèrent, ils jouent un rôle important pour la place de la femme, le développement personnel des enfants, l’apprentissage du respect mutuel.
D’ailleurs, les familles musulmanes ne s’y trompent pas et elles sont nombreuses à vouloir y inscrire leurs enfants, y compris les responsables politiques quelle que soit leur étiquette… Tous connaissent les valeurs défendues par ces écoles et savent que la liberté de conscience y est respectée.
La France est-elle consciente de l’importance de ce secteur pour la francophonie ?
Michel Petit de la Pérelle : Dans le discours, oui, mais dans la réalité, c’est plus compliqué. Beaucoup de ces établissements ont des difficultés financières : parce que les États n’ont plus d’argent et ne les subventionnent que de manière symbolique, et parce que les familles – frappées par la crise – ne peuvent plus payer. Pour le moment, les congrégations se débrouillent : les établissements élitistes de centre-ville font vivre cinq ou six écoles dans la montagne libanaise ou en Haute-Egypte. Mais la situation n’est pas viable dans la durée.
> À lire aussi : Les écoles chrétiennes en Terre sainte en « crise budgétaire »
En outre, l’homologation comme établissement francophone coûte cher et les instituts culturels français n’apportent plus la même aide qu’avant pour former les enseignants en français.
Quelles solutions imaginer à l’avenir pour préserver ce réseau ?
Michel Petit de la Pérelle : Pendant ce colloque, nous avons étudié plusieurs pistes. Des réseaux privés se créent, comme le réseau Barnabé par lequel des écoles françaises aident celles de Terre sainte, ou Francophonia-Liban. L’Œuvre d’Orient, dont c’est la mission initiale, apporte aussi une contribution, mais elle n’est qu’une goutte d’eau par rapport aux besoins.
Il faut donc le reconnaître : l’avenir restera un gros point d’interrogation. Ce secteur est menacé sans un engagement fort des instances chargées de la francophonie. Or, pour le moment, celles-ci, comme le quai d’Orsay, observent tout ceci avec beaucoup de détachement. C’est très préoccupant.
La francophonie et l’enseignement catholique au Moyen-Orient : retour sur le colloque
Parmi ces problématiques, l’homologation des établissements. Il passe par « un accord avec l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) qui consiste à l’inspection et la formation des professeurs » explique Jean-Paul Negrel, directeur adjoint de l’AEFE. « C’est une décision du ministère de l’Éducation nationale français pour les établissements dans le monde : il garantit également le respect des programmes, la capacité de présenter les examens, le cadre de valeurs républicaines ; liberté, égalité, fraternité et laïcité » poursuit-il.

« On accueille toutes les cultures et toutes les religions »

« Nous sommes des établissements laïcs au sens moderne du terme, ça n’exclut pas le fait religieux. On accueille toutes les cultures et toutes les religions« . Même en Turquie, où la population est composée à 99,9% de musulmans, « cela ne pose pas de difficulté particulière » explique Michel Bertet. Ancien directeur d’établissement en Turquie, il faisait parti du réseau lasallien d’écoles (fondé par Saint Jean-Baptiste de la Salle), un réseau international qui couvre 80 pays et présent au Proche-orient depuis le 19ème siècle.
« En Turquie, les écoles lasalliennes comprennent 3 écoles, sur les 6 écoles françaises du pays. Les filles de la charité, les sœurs de Sion et les lazaristes sont également présents« . En tout 4000 élèves sont ainsi scolarisés dans des structures françaises.
Plus de 500 millions d’euros pour l’enseignement français à l’étranger
Aujourd’hui l’État français met plus de « 500 000 000 millions d’euros » dans ses écoles à l’étranger, poursuit Jean-Paul Negrel.
Le défi pour la suite ? « Maintenir cette excellence des établissements français, le partager avec des cultures locales et faire face à une forme de concurrence des établissements anglo-saxons » termine le directeur adjoint de l’AEFE.
Paris : conférence de Christian Lochon jeudi 23 juin 2016
Sous le patronage de L’Œuvre d’Orient, la Fondation le foyer franco-libanais, Chrétiens Méditerranée, Pax Christi, L’Association des amis de la bibliothèque orientale de l’Université Saint-Joseph, Monsieur Christian Lochon, membre honoraire du conseil d’administration de L’Œuvre d’Orient et chargé de cours à l’université Panthéon-Assas, donnera une conférence jeudi 23 juin à 18h30 au foyer franco-libanais, sur le thème : Les monuments du Proche-Orient et Daech. Après la conférence, Christian Lochon dédicacera son dernier livre : Chrétiens du Proche-Orient, grandeur et malheurs.
CONFÉRENCE Les monuments du Proche-Orient et Daech
Date : jeudi 23 juin à 18h30
Lieu : Foyer franco-libanais, 15 rue d’Ulm, 75005 Paris
Contact : L’Œuvre d’Orient – 01 45 48 54 46 – www.oeuvre-orient.fr
Monaco : les chrétiens d’Orient à l’honneur du 23 mai au 19 juin 2016
Face aux dangers qui menacent les Églises d’Orient, Mgr Barsi, Archevêque de Monaco, a souhaité la création de l’Œuvre d’Orient Monaco afin de soutenir concrètement les Chrétiens d’Orient en s’appuyant sur le sérieux et l’expérience de l’Œuvre d’Orient.
Association de droit monégasque, créée en octobre 2015 et placée sous la Présidence d’honneur de S.A.S. le Prince Albert II, elle soutient les engagements et les missions de l’Œuvre d’Orient en contribuant au financement de ses projets et de ses actions sur le terrain.
Du 23 mai au 4 juin 2016, l’exposition « La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient » sera visible en l’église Saint-Charles, tous les jours de 9h à 18h. Elle sera ensuite mise en place en la cathédrale de Monaco, du 5 au 19 juin, tous les jours de 9h à 18h.
L’Œuvre d’Orient présente un parcours didactique, largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Églises et des Chrétiens d’Orient :
— Histoire : de la naissance de l’Église à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Église de Rome.
— Traditions et rites : maronite, chaldéen, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar…
Une invitation à mieux connaître l’Œuvre d’Orient et ses missions aux côtés des évêques, des prêtres et des communautés religieuses, du Moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Éthiopie.
L’exposition sera accompagnée d’une conférence mercredi 1er juin à 19h au théâtre Princesse Grace, par Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient, sur le thème suivant : « Les Chrétiens d’Orient : Histoire et enjeux actuels ». Une séance de dédicace sera organisée à la fin de la conférence à l’occasion de la sortie du dernier livre de Mgr Pascal Gollnisch « Chrétiens d’Orient : résister sur notre terre ».
Le lendemain, jeudi 2 juin, une messe pour les chrétiens d’Orient sera concélébrée par Mgr Gollnisch et Mgr Barsi, Archevêque de Monaco, à 12h en l’église Saint-Charles.
Les fonds récoltés durant la messe seront reversés à L’Œuvre d’Orient.
EXPOSITION La grande aventure des chrétiens d’Orient
Dates : du 23 mai au 4 juin, de 9h à 18h
Lieu : église Saint-Charles, 8 avenue Saint-Charles, 98000 Monaco
Dates : du 5 au 19 juin, de 9h à 18h
Lieu : cathédrale de Monaco, 4 Rue Colonel Bellando de Castro, 98000 Monaco
CONFÉRENCE Les chrétiens d’Orient : Histoire et enjeux actuels
Date : mercredi 1er juin, à 19h
Lieu : théâtre Princesse Grace, 12 avenue d’Ostende, 98000 Monaco
MESSE
Date : jeudi 2 juin à 12h
Lieu : église Saint-Charles, 8 avenue Saint-Charles, 98000 Monaco
Contact : L’Œuvre d’Orient – 01 45 48 54 46 – www.oeuvre-orient.fr
Mercredi 1er juin, prier avec les enfants syriens pour la paix
Ce 1er juin, des centaines d’enfants chrétiens se rassembleront à Damas, Alep, Homs, Tartous et Marmarita pour prier pour la paix. Cette initiative, fruit d’une rencontre entre l’AED et les Églises de Syrie, est lancée conjointement par les patriarches catholiques et orthodoxes du pays. Dans leur message, ils alertent sur la situation particulièrement dramatique des enfants : « Dans notre patrie, la Syrie, cela fait plus de cinq ans que les enfants sont blessés, traumatisés, tués par une guerre cruelle. Beaucoup ont perdu leurs parents et tout ce qui leur était cher. Tant d’enfants sont nés pendant la guerre et n’ont jamais connu la paix. Leurs larmes et leurs souffrances crient vers le ciel. »
C’est dans ce contexte que les patriarches appellent les écoles, paroisses et chrétiens du monde entier à s’unir à leur prière « pour que s’installe, enfin, la paix. »
Prière pour la paix en Syrie,
A réciter mercredi 1er juin à midi, en communion avec les enfants de Syrie
« Ô Christ, roi de l’univers,
Nous te demandons de bénir
les enfants de Syrie.
Toi qui es le seul à pouvoir
nous apporter la paix,
nous t’implorons :
Protège et sauve les enfants de ce pays !
Exauce maintenant nos prières !
Ne tarde pas plus longtemps
à offrir la paix à notre pays !
Regarde les larmes des enfants,
sèche celles de leurs mères,
fais enfin cesser les cris de douleur.
Amen. »
Liban : des colonies de vacances francophones pour les enfants défavorisés
Les colonies dureront 3 semaines, pendant l’été. Elles sont destinées aux enfants de 9 à 12 ans (élèves du CM1, CM2 et 6ème) de 5 établissements lasalliens (au nord du Liban et autour de Beyrouth). Pour des raisons financières, les activités auront lieues dans les locaux de chaque école.
Les moniteurs et les monitrices seront choisis de préférence parmi les élèves lasalliens des classes de 2de et de 1ère en fonction de leur niveau de maîtrise du français et de leur volonté à utiliser cette langue dans le cadre de la colonie.
Les enfants participeront aux activités manuelles (bricolage); culturelles (activités artistiques) et sociales (vie et jeux d’équipe et de société) dans un environnement en français.
Pour ce projet, le centre pédagogique lasallien libanais demande ainsi l’aide de l’Œuvre d’Orient.
FAIRE UN DON, préciser le code 60 180
L’Œuvre d’Orient, reconnue d’intérêt général, est habilitée à émettre des reçus fiscaux rendant possible une exonération fiscale de 66 %. Chèques à l’ordre de « L’Œuvre d’Orient » code 60 180 à indiquer au dos du chèque. A retourner à : L’Œuvre d’Orient — 20 rue du regard — 75006 Paris.