Cette journée d’études voudrait proposer des pistes de réflexion sur nombre de questions posées aujourd’hui à propos de l’islam. L ’islam est-il une religion violente ? Est-il compatible avec la laïcité ? Est-il réformable ? Quelle est la part d’imaginaire lorsqu’on en parle et quid de la réalité ? Comment s’y effectue l’éducation religieuse qui permet de transmettre l’héritage ?
Des spécialistes, de divers horizons, livreront des analyses universitaires de ces questions, dans le but d’y apporter plus de clarté et de lucidité.
Programme :
Matin
8h45-9h00 : Accueil
9h15-11h45 : Discours inauguraux Luc Dubrulle, Président-Recteur délégué, Université Catholique de Lille Akeel Yaseen, Président de l’Université de Kufa (sous réserve)
• François Mabille : « L’islam dans le conflit des imaginaires contemporains »,Université Catholique de Lille
• Leila Babès : « Islam et laïcité », Université Catholique de Lille
• Mohammed Al Karaishi : « Daech et ses origines », Université de Kufa
Après-midi
13h30-16h00 : • Antoine Fleyfel : « Islam et violence : le salafisme jihadiste », Université Catholique de Lille
• Samir Arbache : « L’éducation religieuse dans l’islam : la famille, l’école et l’université », Université Catholique de Lille
• Salih Al Hakeem : Témoignage,Président du Centre Al-Hekma pour le Dialogue et la Coopération – Nadjaf
• Omero Marongiu-Perria : « Pour une réforme de l’islam », European Center for Leadership & Entrepreneurship Education
Inscription : sur place – 5€ À régler en espèces ou par chèque à l’ordre de l’Institut Catholique de Lille
DATE : Vendredi 20 mai 2016, de 8h45 à 16h
LIEU : Université Catholique de Lille Amphithéâtre René Théry – RDC 60 bd Vauban – 59000 Lille
INSCRIPTION : Sur place – 5 € À régler en espèces ou par chèque à l’ordre de l’Institut Catholique de Lille
Au début du XXe siècle, un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien. Aujourd’hui, ils sont largement minoritaires (11 millions parmi 320 millions de musulmans). Chaque année, des milliers d’entre eux sont massacrés, souvent parce qu’on les assimile à un Occident qui, pourtant, ne les soutient guère. Peu à peu, ils disparaissent de la région qui a vu naître leur religion. Ils descendent en effet des premiers chrétiens qui fondèrent des communautés religieuses au cours du Ier siècle, quand l’Europe était païenne. Au VIIe siècle, ils ont accompagné l’avènement de l’islam. Cet ample et passionnant documentaire explore leur fragile condition dans cinq pays : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie et l’Égypte. D’une région à l’autre, leur position minoritaire les conduit souvent à s’allier au pouvoir en place en échange d’une protection incertaine.
« Pris en étau »
Les chrétiens d’Orient « ont toujours été pris en étau entre l’Occident d’un côté et l’islam de l’autre », résume l’historien des religions Jean-François Colosimo. En Irak et en Syrie, ils fuient en masse les persécutions de l’État islamique, qui cherche aussi à effacer les traces de leur culture. Le père Najeeb Michael raconte comment, de façon rocambolesque, il a sauvé des milliers de manuscrits et tableaux, en les embarquant dans des cartons lors de son exode. Décimée en Turquie par le génocide de 1915 puis par l’émigration, plus importante en Égypte mais endeuillée par de récents attentats, la communauté chrétienne n’obtient pas la reconnaissance officielle qu’elle attend des autorités des deux pays. Il n’y a qu’au Liban qu’elle est majoritaire et joue un rôle politique, même si elle a perdu une part de ses prérogatives après l’accord de Taëf de 1989. Au fil des interviews d’historiens, de politologues ou de dignitaire religieux, des séquences émouvantes auprès des réfugiés ou des communautés religieuses, se dessine un monde éprouvé mais aussi baroque, chaleureux et multiple, réparti en six rites différents : syriaque, byzantin, arménien, chaldéen, copte et maronite. Le film permet de revisiter des pans d’histoire édifiants, du partage désastreux du Moyen-Orient entre l’Angleterre et la France, qui continue de peser sur la région, à l’échec du panarabisme en passant par la façon dont le clan al-Assad a instrumentalisé les religions. Il rappelle aussi que la présence des chrétiens ou d’autres minorités religieuses, comme les Yézidis, garantit un reste de pluralité culturelle dans une région que les juifs ont dû quitter. Enfin, le documentaire met en exergue l’esprit de résistance des chrétiens d’Orient et leurs efforts pour préserver leur culture.
Interrogé par nos collègues italiens de Radio Vatican, le patriarche de Babylone des Chaldéens affirme que «la violence est devenue un phénomène quotidien». «Il y a un vide du pouvoir» déplore t-il, soulignant que «le gouvernement n’est toujours pas formé et que le Parlement a échoué».
Par peur de perdre leurs privilèges, de nombreux partis s’opposent au projet du premier ministre, Haïder Al-Abadi, de mettre en place un gouvernement de technocrates. Excédés, des milliers d’Irakiens – partisans du dignitaire chiite Moqtada Al-Sadr pour la plupart – avaient organisé des sit-in et des manifestations qui ont culminé le 30 avril dernier avec l’invasion de la « zone verte » ultrasécurisée de Bagdad et l’occupation durant plusieurs heures du Parlement.
«C’est déjà un miracle si tout fonctionne malgré les explosions et la confusion qui règne mais les Irakiens sont fatigués et perdent patience» observe Mgr Sako qui appelle à «des actions concrètes» pour résoudre cette situation et notamment pour mettre un terme à «la fuite des chrétiens» du pays. Interrogé sur les appels du Pape en faveur de l’Irak et de la Syrie, le patriarche de Babylone des Chaldéens dit sentir le soutien, la proximité du Saint-Père qui se comporte «comme un pasteur, comme un père».
Mgr Sako déplore enfin que les Irakiens ne soient pas écoutés dans la recherche d’une solution, alors que ceux sont eux qui vivent cette violence au quotidien. «Il n’y a aucune vision parce que les pays de la communauté internationale poursuivent leurs propres intérêts, sans prendre en compte ceux de notre peuple» résume-t-il.
1ère table ronde : La dimension politique de la francophonie, c’est à dire les valeurs que véhicule le français et la place de la France. La francophonie, vecteur d’universalité et de modernité, facteur de promotion de la personne, d’éducation à la paix, d’encouragement au dialogue entre les religions.
2ème table ronde : Des outils pédagogiques à adapter, ou la place du français dans le système éducatif et la formation des professeurs.
3ème table ronde : Des outils pédagogiques à inventer. Quelle place accorder aux manuels et aux nouvelles technologies ; les manuels existants sont-ils adaptés ? Leur coût permet-il d’en user ?
– Création mondiale du Requiem de Rémi Guillard, dirigée par Virginie Dejos
– Œuvres religieuses de Verdi, Gounod, Fauré, Bizet, Franck, Gomez, dirigé par Rémi Guillard
Interprétés par l’Octuor de Lutèce, Ghislaine Petit-Volta à la harpe, à l’orgue François-Henri Houbart, titulaire du grand orgue, et Michel Geoffroy, titulaire de l’orgue de choeur
Solistes : Eve Stirn, soprano, et Andoni Etcharren, baryton
Billetterie : 35€ la place, réservation sur le site de la FNAC, ainsi que sur place le soir du concert.
Les bénéfices récoltés durant la soirée seront reversés à L’Œuvre d’Orient.
A l’occasion de cet anniversaire, la messe annuelle de l’Œuvre d’Orient sera célébrée cette année par le Cardinal Georges Alencherry, Archevêque majeur de l’Église syro-malabare. La célébration aura lieu à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence du Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris et Ordinaire des orientaux catholiques en France.
C’est la première fois qu’une messe en rite syro-malabare sera célébrée à la Cathédrale Notre-Dame de Paris.
Programme : Introduction de Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient
Vincent Deroche, Directeur de recherche au CNRS
Narmin Ali Amin, Co-directrice de la Mission archéologique française de Bazyan et membre de la mission archéologique française de Qasr Shemanok
René Elter, Archéologue à l’école biblique et archéologique française
Colonel Ludovic Ehrhart, chef de l’Office centrale de lutte contre le trafic de
biens culturels.
Débat animé par Sébastien de Courtois, écrivain, journaliste, producteur de « Chrétiens d’Orient » sur France Culture
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
En 1856 naissait l’Œuvre des Ecoles d’Orient, association destinée à venir en aide aux enfants du Liban, à l’initiative d’un groupe de laïcs autour du Baron Cauchy, célèbre mathématicien. En 1858, elle est reconnue « œuvre d’Église » par le pape Pie IX. En 1860, le massacre des chrétiens par les Druzes lui impose d’élargir son champ d’action et d’ouvrir hôpitaux et dispensaires. Elle devient Œuvre d’Orient.
Une Œuvre sur le terrain
L’Œuvre d’Orient est une organisation française qui vient en aide aux chrétiens orientaux par le biais des évêques, des prêtres et des communautés religieuses sur le terrain. Son soutien s’inscrit dans le long terme – c’est ce qui en fait sa spécificité – mais elle sait aussi intervenir en urgence, en cas de guerre, conflit ou catastrophe naturelle.
Soutenue par ses 70 000 donateurs, l’Œuvre d’Orient finance chaque année plus de 1000 projets menés par 400 communautés et institutions chrétiennes. Ces dernières œuvrent auprès de tous ceux qui en ont besoin, sans considération d’appartenance religieuse, dans une vingtaine de pays, principalement au Moyen-Orient, mais aussi dans la Corne de l’Afrique, en Europe Orientale et en Inde. En 2015, 14 117 236,41 € ont été distribués.
Elle concentre son action autour de l’Éducation (écoles, crèches, jardins d’enfants, orphelinats, foyers…), les Soins et l’aide sociale (dispensaires, hôpitaux, institutions pour handicapés, maisons de retraites…), l’Action culturelle et la vie des diocèses (bourses d’études, centres de formation, bibliothèques, traduction de livres…). Depuis le début des conflits en Irak et en Syrie, elle apporte également une aide humanitaire sur place, aux déplacés et aux réfugiés au Moyen-Orient.
L’Œuvre d’Orient considère avec force et conviction l’importance pour les chrétiens d’Orient de rester dans leurs pays d’origine : ces derniers sont chez eux, depuis les débuts du christianisme et sont des vecteurs de paix dans des sociétés ou les différentes confessions peinent parfois à cohabiter. L’Œuvre d’Orient ne peut pourtant ignorer ceux qui, fuyant des drames, font le choix de quitter leur pays et arrivent en France. C’est ainsi qu’elle coordonne aujourd’hui le CCARCO, comité sous l’égide de l’Episcopat Français visant à soutenir l’accueil social et humain des réfugiés chrétiens d’Orient.
Une organisation présente dans toute la France
Afin d’informer et de sensibiliser sur les origines et la situation des chrétiens d’Orient aujourd’hui, l’Œuvre d’Orient intervient dans toute la France à travers différentes actions : expositions et conférences dans les paroisses ; interventions dans les établissements scolaires à l’aide de supports pédagogiques adaptés ; organisation de colloques et tables rondes… L’Œuvre d’Orient répond aussi à la demande croissante des jeunes qui souhaitent aller à la rencontre des chrétiens orientaux à travers « Antiokia », son réseau de jeunes.
« La population du Liban est composée de fidèles issus de 18 confessions religieuses (chrétiens et musulmans dans leur diversités). Officiellement, la constitution reconnait que chaque communauté peut apporter sa contribution au bien-être collectif du pays. Au Liban chaque communauté est considérée comme un enrichissement et non comme un problème ! Chrétiens et musulmans vivent ensemble dans une plutôt bonne harmonie.
Depuis quelques années, existe un jour férié religieux commun, le 25 mars (Annonciation). Tous célèbrent Marie : Mère de Dieu chez les chrétiens et mère d’un prophète chez les musulmans. Ce jour est un symbole, car il permet d’unir la plupart des croyants du Liban autour de ce qui les rassemble et non de ce qui les divise.
En allant à la rencontre de chrétiens et musulmans, théologiens ou engagés dans l’action commune, nous découvrirons comment la générosité et l’amour transcende les communautés, notamment à travers l’exemple de l’Ordre de Malte où chrétiens et musulmans travaillent ensemble pour les nécessiteux chrétiens et musulmans.
Nous rencontrerons les acteurs de l’Association « Ensemble avec Marie » qui organisent une rencontre interreligieuse lors de la fête de L’Annonciation.
Le Pape Jean Paul II (lettre apostolique 7/10/1989) disait : le Liban est plus qu’un pays : c’est un message de liberté et un exemple de pluralisme pour l’Orient comme pour l’Occident ! »
Avec : Marwan Sehnaoui (Président de l’Ordre de Malte Liban), Nagy Khoury (Ensemble avec Marie), P. Selim Daccache (Université St Joseph), Cheik Mohamad Nokkari (Musulman), P. Fadi Daou (Maronite) et des membres de l’Ordre de Malte au Liban.
Emission présentée par Thomas Wallut. Réalisation : Jean-Bernard Ganne.
A la fin du mois de juillet 2015, la ville d’Hassaké (au nord-est du pays, proche des frontières turque et irakienne) est libérée des djihadistes de l’EI. Depuis, « 95% des familles qui avaient fui la ville y sont retournés » explique Mgr Jacques Behnan Hindo. Mais quelle est la situation actuelle ?
Le colloque s’ouvrira à 8h30 par une introduction de Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient, suivi de trois tables-rondes.
Programme des tables rondes
1ère table ronde : La dimension politique de la francophonie, c’est à dire les valeurs que véhicule le français et la place de la France. La francophonie, vecteur d’universalité et de modernité, facteur de promotion de la personne, d’éducation à la paix, d’encouragement au dialogue entre les religions.
2ème table ronde : Des outils pédagogiques à adapter, ou la place du français dans le système éducatif et la formation des professeurs.
3ème table ronde : Des outils pédagogiques à inventer. Quelle place accorder aux manuels et aux nouvelles technologies ; les manuels existants sont-ils adaptés ? Leur coût permet-il d’en user ?
« Rien de grave pour nous malgré les combats infernaux non loin du Carmel. Cela s’est calmé un peu mais ce n’est pas fini. Priez pour ceux qui meurent et ceux qui font mourir… Et que la Sainte Vierge nous obtienne la Paix de son Fils en ce mois de mai ! En grande union dans le Cœur de Jésus, espérant contre toute espérance ».