Voyage en Irak : les évêques français ont rencontré les étudiants de Kirkouk

Mgr Georges Pontier, Mgr Pascal Gollnisch, Mgr Stanislas Lalanne, et Mgr Olivier Ribadeau Dumas sont arrivés à l’aéroport d’Erbil à 15 heures. Ils sont ensuite partis pour Kirkouk, à deux heures de route au sud d’Erbil.

Après une messe célébrée dans la ville, la délégation a rencontré des étudiants irakiens dont les études sont en partie financées par des dons de fidèles en France. Les évêques ont pu visiter les maisons des étudiants, où ils étaient présents. Ces étudiants qui ont fui Mossoul et la plaine de Ninive en août 2014 ont été transféré d’Erbil à Kirkouk, ville où ils peuvent recevoir un enseignement dans leur langue. Ils y sont plus de 400.

L’Église de France avait lancé il y a plusieurs mois une campagne de financement pour ces étudiants. Sur place, c’est Mgr Youssif Thomas Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkouk et de Souleymanieh, qui s’occupe du projet. « Aider les futurs cadres à poursuivre leurs études, c’est essentiel pour reconstruire notre pays. En soutenant les jeunes, nous les maintenons dans le pays. Il y aura ainsi des médecins, des pharmaciens et des architectes, des ingénieurs » explique-t-il.

 

ASSM

Une délégation d’évêques français à Erbil en Irak

Seront présents entre autres Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de l’Œuvre d’Orient, Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise où sont présents plusieurs communautés orientales chaldéennes, l’Église principale en Irak et Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général de l’épiscopat. Les évêques rencontreront les réfugiés et feront le point sur l’action menée au Kurdistan.

Ils y rencontreront notamment des étudiants irakiens qui ont fui la région de Mossoul et la Vallée de Ninive depuis le mois d’août 2014. Aujourd’hui un projet porté par Mgr Youssif Thomas Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkouk et de Souleymanieh est mené pour leur permettre de poursuivre leurs études dans leur langue à Erbil, dès la rentrée prochaine.

Voyage du Pape à Lesbos : le programme dévoilé

Source Radio Vatican

(RV) Le Programme de la visite du Pape François samedi prochain à Lesbos a été dévoilé ce jeudi. Le Souverain pontife arrivera à 10h20 locales à l’aéroport de Mytilène. Sa visite commencera par un entretien en privé d’une vingtaine de minutes avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras. Puis le Pape se rendra dans le camp de Moria où vivent 2500 réfugiés demandeurs d’asile. Le Saint-Père sera accompagné par le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée et l’archevêque d’Athènes Hyeronimos. Dans une grande tente, les trois responsables religieux salueront individuellement environ 250 demandeurs d’asile et prendront leur repas avec huit réfugiés dans un conteneur aménagé. Ils prononceront ensuite des discours et signeront une déclaration commune. 150 mineurs, pour la plupart non accompagnés, les attendront le long des barrières de la structure.

Dans l’après-midi, François ira à la rencontre des habitants et de la communauté catholique de Lesbos et y prononcera un discours avant de se recueillir à la mémoire des migrants disparus en mer. Cette visite s’achèvera par des rencontres en privé avec le patriarche Bartholomée et l’archevêque d’Athènes, ainsi qu’un nouveau tête à tête avec le chef du gouvernement grec. Le Pape rencontrera aussi des représentants de la communauté catholique grecque. Il repartira de Mytilène à 15h15 locales.

 

Troyes : les chrétiens d’Orient à l’honneur du 31 mai au 12 juin 2016

L’exposition « La grande aventure des chrétiens d’Orient » sera visible du 31 mai au 12 juin 2016 en la cathédrale de Troyes.

L’Œuvre d’Orient présente un parcours didactique, largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Églises et des Chrétiens d’Orient :

— Histoire : de la naissance de l’Église à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Église de Rome.

— Traditions et  rites : maronite, chaldéen, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar…

Une invitation à mieux connaître l’Œuvre d’Orient et ses missions aux côtés des évêques, des prêtres et des communautés religieuses, du Moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Éthiopie.

L’exposition sera également accompagnée d’une soirée-débat le vendredi 27 mai à 20h en la cathédrale de Troyes sur le thème suivant : Quelle espérance pour les chrétiens d’Orient? Cet évènement sera animé par Monsieur Luc Balbont, ancien journaliste, Père Samer Nassif (Aide à l’Église en Détresse), avec le témoignage de Aède Almhana
de l’Association franco syrienne pour la solidarité.


EXPOSITION La grande aventure des chrétiens d’Orient

Date : du 31 mai au 12 juin, de 10h à 12h et de 14h à 18h

Lieu : Cathédrale de Troyes, 10000 Troyes

DÉBAT Quelle espérance  pour les chrétiens d’Orient?

Date : vendredi 27 mai à 20h

Lieu : Salle Val de l’Isle, 10 Rue de l’Isle, 10000 Troyes

Contact : L’Œuvre d’Orient – 01 45 48 54 46 – www.oeuvre-orient.fr

 

Limoges : exposition La grande aventure des chrétiens d’Orient du 21 avril au 1er mai 2016

L’exposition La grande aventure des chrétiens d’Orient sera visible en la cathédrale Saint-Etienne de Limoges du 21 avril au 1er mai 2016.

L’Œuvre d’Orient présente un parcours didactique, largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Églises et des Chrétiens d’Orient :

— Histoire : de la naissance de l’Église à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Église de Rome.

— Traditions et  rites : maronite, chaldéen, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar…

Une invitation à mieux connaître l’Œuvre d’Orient et ses missions aux côtés des évêques, des prêtres et des communautés religieuses, du Moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Éthiopie.


EXPOSITION La grande aventure des chrétiens d’Orient

DATE : du 21 avril au 1er mai 2016, de 10h à 18h

LIEU : cathédrale Saint-Etienne, Place de la cathédrale, 87000 Limoges

CONTACT : L’Œuvre d’Orient – 01 45 48 54 46 – www.oeuvre-orient.fr

Visite du Pape François à Lesbos : l’espoir du Père syrien Ziad Hilal

En quelques mois, Lesbos est devenue le principal point d’entrée vers l’Europe pour les réfugiés venus de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan mais aussi d’Érythrée, d’Iran et d’ailleurs. L’an passé, près de 500 000 réfugiés l’ont ainsi traversé avant de rejoindre le continent.

Ile de Lesbos
L’île grecque de Lesbos est située à 12 kilomètres seulement de la Turquie

Sur la petite île de 80 000 habitants, ce sont essentiellement les associations mobilisées sur place qui prennent en charge leur accueil, raconte le père Ziad Hilal. « La présence des associations est très importante pour aider la société grecque car le gouvernement n’a pas le pouvoir de les accueillir » explique-t-il. Outre les organisations de l’ONU, l’Église est présente auprès des migrants. « À Lesbos, les JRS leurs viennent en aide. Nous avons même le projet de distribuer des sacs à dos aux réfugiés, d’organiser une soupe populaire » raconte le père. La Caritas, elle, a même loué un hôtel, le Silver Bay, où elle accueille 150 personnes. « Ils sont nourris et servis. Il y a également un service médical sur place ».

  • La plupart des réfugiés arrivent sans rien.

« Ils sont souvent serrés jusqu’à 60 sur des canons pneumatiques normalement conçus pour accueillir 12 à 15 personnes. Ils sont donc obligés de jeter leurs affaires car il n’y a pas de place. On met les enfants et les femmes au milieu, ils ne peuvent pas bouger durant ce voyage de mort. Ils sont à genoux les uns au-dessus des autres. Quand on les voit descendre des canots ils ne peuvent même plus marcher » témoigne le père Ziad. Les réfugiés sont ensuite accueillis dans un des centres de l’ONU. C’est là qu’ils sont enregistrés et reçoivent un permis pour rester 30 jours dans le pays.

À Athènes, la capitale, ce sont de nouveau les associations qui viennent en aide aux migrants. « Le plus souvent nous les rencontrons dans les parcs de la ville, où ils errent. Au centre des JRS, ils peuvent changer leurs vêtements, prendre une douche. Nos volontaires visitent les camps » raconte le père.

 

Enfants à Lesbos
A Athènes, la capitale, les familles de réfugiés ont trouvé refuge dans le port
  • Mais quelles possibilités pour eux ensuite ?

« Ils sont coincés car les pays ont fermé leurs frontières » s’indigne le père jésuite. « Cette visite du Pape est très importante car il faut trouver une solution à ce qui se passe dans ce pays. Elle met en lumière la crise des réfugiés. La situation est très difficile en Grèce, et pas seulement à Lesbos. On parle de 40 000 à 50 000 réfugiés dans le pays » poursuit-il.

 

Pour la seconde fois, François se rendra donc hors de Rome, auprès des migrants. En juillet 2013, c’est lors d’une visite sur l’île italienne de Lampedusa que le pape avait interpellé la communauté internationale sur leur sort. L’été dernier, le souverain pontife avait lancé un appel aux paroisses chrétiennes à recevoir une à deux familles de réfugiés. « Avec cette visite nous espérons qu’il puisse encourager les autres pays d’Europe à faire un pas plus rapide et plus objectif en faveur de ces 50 000 réfugiés sur place. L’Europe a tout ce qu’il faut pour les accueillir » espère ainsi le père jésuite.

Sur l’île, le Saint-Père, le patriarche Bartholomée, Patriarche œcuménique de Constantinople, et Sa Béatitude Hiéronymos II, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, rencontreront les réfugiés et leurs hôtes.

ASSM


L’Œuvre d’Orient soutient l’action des JRS – Jesuit Refugees Service – auprès des réfugiés syriens.

 

 

 

Le Réseau Barnabé : tisser des liens entre les écoles de France et de Terre Sainte

 

Source Site du Patriarcat latin de Jérusalem

 

TERRE SAINTE – Le Réseau Barnabé crée des liens entre les établissements scolaires de France et de Terre Sainte. Il fêtera ses dix ans d’existence en 2017. Les membres du Réseau organisent chaque année des camps d’été dans les écoles chrétiennes de Terre Sainte, pour permettre aux élèves de pratiquer le français. Entretien avec Alice de Rambuteau, animatrice au sein du Réseau Barnabé.

Le Réseau Barnabé a été créé à la fin de l’année 2006 suite à l’appel du Consulat Général de France à Jérusalem, afin de promouvoir les échanges entre les établissements scolaires de Terre Sainte et de France. Depuis sa création, le Réseau Barnabé a organisé de nombreux échanges et voyages scolaires, permettant à de nombreux établissements français de découvrir la réalité de la Terre Sainte.

 

En  quoi consiste la mission du Réseau Barnabé ?

 

Le Réseau Barnabé est une plateforme qui met en contact les établissements de l’Enseignement catholique en France et les écoles chrétiennes en Terre Sainte, et les fait échanger autour de la langue française, son enseignement, son  rayonnement… Au sein de ce réseau, chacun est autonome pour prendre des initiatives et réaliser ses projets. Grâce au partage des informations, une complémentarité est assurée et l’expertise s’accroît. La visibilité ainsi gagnée fait connaître la vie des établissements scolaires chrétiens en Terre Sainte et incite à de nouveaux engagements pour y soutenir l’enseignement du français. Nous travaillons en collaboration avec le service culturel du Consulat général de France à Jérusalem.

 

Comment se concrétise-t-elle ?

 

Cette mission passe par trois axes :

  • l’éducation, par l’utilisation au quotidien de la langue française lors de camps dans les écoles, l’été, pendant les jeux, le sport, la mise en scène de petites pièces de théâtre etc. C’est l’occasion pour chacun de découvrir une autre culture, sans les contraintes de l’apprentissage académique.
  • la collaboration entre enseignants, lors d’échanges scolaires, avec des voyages parfois. Chaque partenariat possède un fil conducteur comme des concours photos, des conversations sur Skype, une étude conjointe de textes ou la création d’un livre de cuisine franco-palestinien par exemple, qui aide à la communication entre tous.
  • la formation des professeurs, par la rencontre et les échanges de pratiques d’enseignements entre professeurs, éducateurs et chefs d’établissements français et palestiniens, en France et en Terre Sainte.

 

Voyez-vous les fruits de cette collaboration entre les différentes écoles ? Ces échanges sont-ils durables ?

 

Les demandes de camps d’été, de partenariat, de formations sont en augmentation constante, ce sont probablement les résultats les plus visibles! Nous recevons régulièrement des témoignages encourageants, comme celui de Mariana qui nous a dit récemment que sans l’encouragement des français rencontrés dans son école, elle ne serait jamais arrivée à son excellent niveau en français. Ou celui de Naela, directrice d’une école melkite à Ramallah, qui constate le renouvellement des pratiques pédagogiques de ses profs lorsque ces derniers observent la manière d’être des enseignants français avec leurs élèves.

Nous avons également noté que la fidélité de la présence des acteurs du Réseau Barnabé au fil des années ancre leur relation dans la qualité. Il est indéniable que le comportement des professeurs de Terre Sainte, plein de bienveillance et d’encouragement vis-à-vis de leurs élèves, impressionne leurs correspondants français lorsqu’ils leur rendent visite: l’exigence et l’humanité dans les rapports, le respect de l’élève comme un absolu, le contexte difficile dans lequel ils exercent leur métier et leur attention à utiliser des termes justes et modérés dans l’évocation du conflit reviennent souvent dans les commentaires élogieux que les professeurs français font de leurs collègues. Cela a un effet réel dans l’évolution de leur méthode d’enseignement une fois de retour en France.

 

Vous organisez un camp d’été tous les ans. Quel en est l’objectif ? Quels sont vos besoins dans l’organisation de ce camp ?

 

Les camps d’été que nous soutenons à Beit Jala, Ramallah, Naplouse ou ailleurs, permettent aux élèves de découvrir que l’utilisation de la langue française va au-delà des listes de vocabulaire et des règles de conjugaison… Ils passent une dizaine de jours à jouer, chanter, faire du sport ou du théâtre en français. Des liens se tissent, le désir de communiquer augmente et crée ainsi des occasions d’échanger dans notre langue. Par ailleurs, c’est une opportunité unique de rencontres et de découvertes pour les Français qui animent ces activités. Leur équipe ne demande qu’à s’étoffer !

 

Avez-vous des projets pour les 10 ans du Réseau Barnabé l’an prochain? 

 

En effet, nous projetons un voyage d’étude pour les acteurs français du Réseau Barnabé à la rencontre de leurs homologues en Terre Sainte. Il sera dans le droit-fil de notre désir d’imaginer de nouvelles techniques, tout en gardant les liens dans la fidélité, à inventer en nous adaptant.

Nous poursuivons aussi notre volonté d’aider les jeunes français qui viennent en Terre Sainte à découvrir la complexité et la diversité du pays en allant à la recherche des faiseurs de paix, quels que soient les milieux dans lesquels ils se trouvent.

Des propos recueillis par Thomas Charrière

 

 

 

P. Jens Petzold, moine bâtisseur avec et pour les réfugiés irakiens

Source La Croix

Le P. Jens Petzold était loin d’imaginer, en arrivant au printemps 2012 à Souleymaniye, au Kurdistan irakien, qu’il y partagerait son quotidien avec des dizaines de familles. Avec d’autres membres de la communauté Al – Khalil fondée par le jésuite italien Paolo Dall’Oglio, son objectif était de redonner vie au monastère de Deir Maryam Al-Adhra (monastère de la Vierge Marie), dans cette petite ville d’Irak, proche de l’Iran mais sous domination kurde et donc relativement plus calme que le reste du pays. « J’étais envoyé en éclaireur, sourit-il, en vue de faire venir d’autres moines et de créer ici un Mar Moussa bis. »

Ce Zurichois d’origine a vécu douze ans aux côtés du jésuite ­Paolo Dall’Oglio, qui a disparu après avoir été enlevé en juillet 2013, et dont il était le bras droit dans le monastère syrien-catholique de Mar Moussa, à une centaine de kilomètres au nord de Damas. Dès le début de la guerre en Syrie, les moines avaient envisagé cette solution de repli à l’est de l’Irak. En août 2014, l’arrivée massive de chrétiens ayant fui Daech depuis Mossoul, Karakosh et la plaine de Ninive, amena le P. Petzold à ouvrir le monastère aux réfugiés.

Dans l’urgence, Brother Jens (Frère Jens) – comme on l’appelle ici – a rouvert les maisons des environs, abandonnées par leurs propriétaires chrétiens partis chercher une vie meilleure. À l’étage, huit autres familles se sont installées. Devant l’afflux, il a même fini par tendre des toiles dans la chapelle pour y faire des espaces privés et loger sept familles, tout en conservant l’accès à l’autel pour les offices quotidiens, célébrés en arabe, pour les déplacés, et en anglais, pour les visiteurs. Au total, 64 personnes, dont de nombreux enfants, ont vécu là pendant plus d’un an, les femmes cuisinant collectivement dans le cloître, et les hommes travaillant à retaper le monastère et les maisons alentour.

Grâce à des ONG allemandes et françaises, le moine débrouillard a pu en effet racheter les demeures attenantes. « Le prix au mètre carré est cher ici et je n’ai pas un sou », sourit-il encore. Sur les terrasses, des pièces supplémentaires ont été construites pour le soutien scolaire des enfants, les réunions des adultes, les loisirs de tous. « Nous avons lancé notre petit théâtre multiethnique, multilingue et multireligieux ! », indique-t-il, en annonçant la création d’un groupe de musique. Ces salles servent aussi pour les cours d’anglais et de kurde, donnés par quelques bénévoles motivés, et pour une crèche et un jardin d’enfants.

À proximité, le P. Petzold a fait installer un premier camp de « caravanes » – sorte de cabanes de chantier, composées de deux pièces –, puis un second qui a été inauguré le 8 mars dernier, en présence du gouverneur et des autorités locales. Si bien qu’aujourd’hui, le monastère n’abrite plus aucune famille. Ce qui n’empêche pas le religieux suisse de continuer à aider 180 réfugiés chrétiens, yézidis et musulmans, en payant soins médicaux, frais d’électricité et de scolarité…

Parallèlement, deux autres moniales sont arrivées à Deir Maryam : sœur Carola, psychologue de formation, et sœur Dina, expérimentée dans l’aide sociale, en plus de sœur Frédérique, formée en thérapie post-traumatique. Dans les espaces à nouveau libres du couvent, le P. Jens souhaite créer un centre spirituel avec retraites personnalisées… Il espère surtout trouver le financement pour acheter un terrain contigu au monastère, afin d’y ouvrir « une bibliothèque de recherche interreligieuse et une salle de 200 places pour des rencontres interculturelles ».

Telle est la vocation de Deir Maryam, à l’instar de ce qui fut vécu à Mar Moussa : le dialogue islamo-chrétien par le vivre ensemble et le partage spirituel. « C’est en établissant des ponts entre christianisme et islam que l’on préparera l’avenir du Proche-Orient », martèle le P. Jens. Déjà, sous l’impulsion des autorités locales, les cadres religieux de l’Institut de formation des imams de Souleymaniye ont demandé à la communauté de Deir Maryam de les aider à contrer le discours de Daech.

Claire Lesegretain


L’Œuvre d’Orient soutient le monastère et toutes les actions pour les réfugiés présentées dans ce projet (caravane, équipements intérieurs, …)


Paris : l’Eglise Gréco-Catholique Ukrainienne fête Pâques – 1er mai 2016

Dimanche 1er mai, l’Eglise Gréco-Catholique Ukrainienne célèbre Pâques. A cette occasion, la Liturgie sera célébrée en la Cathédrale Saint Volodymyr le Grand à 11h à Paris.
Elle sera précédée par le chant des matines à 10 heures.


 

DATE : Dimanche 1 mai 2016, à 11h

LIEU : Cathédrale Saint Volodymyr le Grand à 11h à Paris, 186 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris

CONTACT : 01 45 48 48 65