- Catholique
L'Église gréco-catholique de Roumanie
Le peuple roumain est né ethniquement et spirituellement lors de la conquête de la Dacie par les Romains (101-105). Au IXe siècle, après l’invasion des Bulgares, les Roumains abandonnent le rite latin pour le rite byzantin et passent sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople.
En 1697, pour se protéger du prosélytisme calviniste en Transylvanie, le métropolite d’Alba Iulia décide de refaire l’union avec Rome, rompue au moment du schisme de 1054. Il convoque un synode pour discuter de la reconnaissance de l’autorité du pape de Rome. L’acte d’union est signé par la totalité du synode.
Après 250 ans de prospérité, le 1err décembre 1948, l’Église gréco-catholique roumaine est mise hors-la-loi par le gouvernement communiste, avec l’accord tacite de l’Église orthodoxe roumaine. Les évêques, un grand nombre de prêtres, de moines et de fidèles sont exécutés ou emprisonnés. L’Église vivra pendant plus de 40 ans dans les « catacombes » en Roumanie tandis que subsistaient quelques « centres de résistance » à Rome, Paris, Munich et Bruxelles.
À la chute du communisme en Roumanie en 1989, l’Église gréco-catholique roumaine renait dans son pays d’origine et à travers toutes les communautés des villes européennes.
L’Église gréco-catholique roumaine est une Église archiépiscopale majeure. Sa Béatitude Claudiu-Lucian Pop en est l’archevêque majeur depuis le 7 novembre 2025.
La communauté gréco-catholique de Roumanie rassemble environ 700 000 fidèles et doit faire face à une relation complexe avec l’Église orthodoxe notamment pour la reconnaissance de ses biens confisqués en 1948.