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Liban : centre d'alphabétisation dans la banlieue pauvre de Beyrouth

Le défi de la scolarisation des enfants réfugiés

  • Depuis le début du conflit syrien en 2012 et l’émergence de Daesh, le Liban accueille sur son territoire plus d’un million et demi de réfugiés. Parmi eux, de nombreux enfants dont la scolarisation constitue un défi pour un État aux infrastructures limitées.
  • Près de 59 % des enfants réfugiés ne sont pas scolarisés.
  • Les écoles publiques au Liban ont mis en place un système de « Schift » : les enfants libanais ont cours le matin puis c’est au tour des enfants syriens, tout l’après-midi. Cependant, plusieurs facteurs, comme par exemple des moyens financiers insuffisants, limitent la portée de ce procédé. Face à ces carences, les initiatives locales jouent le rôle de substitut, et les Églises d’Orient interviennent pour permettre l’accueil de ces enfants.

L’initiative d’un homme...

  • À la suite d’une maladie dont il est miraculeusement guéri après avoir effectué un pèlerinage sur le tombeau de Saint-Charbel, Tony Nekhl décide de consacrer sa vie au service des pauvres dans une banlieue de Beyrouth : Bouchrieh.
  • Avec ses fonds personnels, il ouvre dans un premier temps le « Restaurant de Saint Raphaël et de la fraternité », un local où les habitants pauvres du quartier peuvent venir déjeuner gratuitement. Puis, voyant l’afflux de migrants avec le conflit syrien mais surtout l’afflux d’enfants déscolarisés, il transforme son restaurant en salles de classe. Accompagné de volontaires, il propose des cours d’alphabétisation aux enfants vivant alentour.

Aider le centre Bouchrieh à continuer sa mission

  • Le centre Bouchrieh accueille chaque jour près de 140 enfants âgés de 4 à 16 ans. En plus de l’enseignement, le centre sert des repas chauds aux enfants, à leurs parents mais aussi à tous les adultes pauvres du quartier. Le centre ne dépend d’aucun fonds, il fonctionne grâce à des dons de particuliers et au dévouement de son directeur et de ses employés.
  • Les cinq professeurs du centre sont eux-mêmes issus de familles réfugiées. Ils comptent donc sur la régularité de leurs salaires pour pouvoir vivre.
  • Il faut compter également de nombreux frais de fonctionnement (le coût de la nourriture, la location des salles ainsi que le mini bus qui permet de conduire les enfants à l’école).

Viiste du centre Bouchrieh par Tony Nekhl