• Soins et aide sociale

Syrie : donner les moyens aux Aleppins de lancer leur activité

Pendant la guerre civile syrienne, la ville d’Alep a été sévèrement touchée, notamment par les bombardements et les tirs de roquettes lors d’une bataille qui a duré quatre ans. De ce fait, beaucoup d'habitants ont perdu leur emploi, à cause de la destruction et du vol des outils de travail.  Beaucoup de familles souffrent ainsi de la perte de leurs moyens de subsistance et vivent dans des conditions drastiques.

« Rebâtir le tissu économique et le retour à l’emploi est urgent pour aider la communauté chrétienne de Syrie à rester sur sa terre. »

Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep et parrain du Hope Center.

 
Sous le patronage du Vicariat apostolique d’Alep, le Hope Center est une jeune organisation spécialisée dans le microcrédit. Grâce à une subvention de 200 000 $ de Caritas-Pologne, le centre a pu financer dès mai 2018 son propre équipement ainsi que ses salaires, mais aussi soutenir environ 50 projets.L’objectif du programme « microprojets » est d’aider les familles les plus affectées par la guerre à démarrer leurs propres projets afin qu’elles puissent en tirer un revenu suffisant et en vivre dignement.

TEMOIGNAGES

► Nofal Youssef, taxi

Père de famille, il était orfèvre avant la guerre. Devenu chauffeur de taxi, il devait verser la moitié de son chiffre d’affaire au propriétaire de la voiture. Grâce au Hope Center, il a obtenu son propre taxi.

► Elia Estefan, tour à métal

Marié et père de deux enfants, il a perdu son travail pendant la guerre et a dû devenir  vendeur de cigarettes. Grâce à l’aide du Hope Center, il a pu obtenir un tour à métal, et exercer à nouveau son ancien métier.

► Fareed Katterji, fast foodCélibataire, il poursuivait des études avant la guerre. Depuis, il est obligé de subvenir aux besoins de ses parents et frères et sœurs. D'abord chauffeur de taxi, son véhicule a été détruit par un missile. Par la suite, il a travaillé dans un fast-food, et a fini par monter le sien grâce à l’aide octroyée par le Hope Center.

FONCTIONNEMENT

Un accompagnement personnalisé et une gestion transparente.

Plusieurs étapes sont nécessaires à l’obtention d’une subvention de la part du Hope Center. Tout d’abord, le candidat remplit un formulaire qui est examiné par les équipes du Hope Center ainsi que le Vicariat. Ensuite, une visite sociale est effectuée au domicile de la personne. Si le projet est retenu, la personne suit une formation technique et administrative, selon ses besoins. Après signature des documents légaux, l’équipe de communication visite le candidat afin d’avoir les éléments nécessaires pour faire connaître son projet. Ensuite, le responsable logistique du Hope Center accompagne le candidat chez les fournisseurs afin d’acheter tout le matériel nécessaire, selon le meilleur rapport qualité/prix.

Une fois que le candidat peut démarrer son activité, un suivi régulier est assuré par les équipes du Hope Center, puis un compte rendu final est rédigé à destination des donateurs, et publié sur le site internet du centre.

ILS ONT BESOIN DE VOTRE AIDE

♦ Arshag Kevork : Atelier de fabrication de lattes de bois, 5 500 €

57 ans, père de 3 enfants, Roland, Razmik et Shant, qui ont entre 33 et 25 ans. Avant la guerre, il était propriétaire d’un atelier de fabrication de lattes de bois, utilisées sur les véhicules des agriculteurs. En 2013, un obus a détruit son atelier et son matériel a été intégralement volé. Arshag s’est reconverti dans la revente de pièces automobiles, ce qui n’a pas bien marché étant donné la situation économique du pays. Il souhaite aujourd’hui louer un magasin dans le quartier de Der-Hafer, acheter une machine de lattage et retrouver son métier d’origine. Il espère redevenir une personne indépendante capable de subvenir aux besoins de sa famille.

  

Youssef Mobayed : Laboratoire dentaire, 4 200 €

21 ans, célibataire. Il vit avec sa grand-mère à Alep. En 2015, il commence à étudier la dentisterie. Il a travaillé pendant quelques années dans des laboratoires et souhaite maintenant voler de ses propres ailes, pour subvenir aux besoins de sa famille.

   

Elias Mashek : Salon de coiffure, 4 200 €

28 ans, vit avec sa mère de 62 ans, ainsi que son frère George dans le quartier de Al Midan. Coiffeur depuis 2005, il a dû interrompre son activité pour le service militaire en 2010, jusqu’à sa démobilisation en 2018. Durant toutes ces années, il a continué d’exercer son art pour ne pas perdre son niveau. Il est actuellement employé d’un salon de coiffure, mais ne gagne que 80 $ par mois, ce qui est trop peu pour payer le loyer et l’équipement d’un salon qui lui permettrait de subvenir à tous ses besoins.

   

Au total, une trentaine de micro-projets sont en attente de financement, pour une valeur de 89 000 €.

Aller sur le site du Hope Center.
En cas de paiement par chèque ou par virement, précisez le code du projet : T80720