Lisieux : Près de 3000 personnes à l’inauguration d’une chapelle du Liban dans la basilique

Parmi les 18 chapelles de la basilique de Lisieux, une est désormais dédiée au Liban depuis ce dimanche. « Les autels sont consacrés à des saints ou des pays, et depuis longtemps avec un ami libanais nous avions évoqué l’idée d’une chapelle dédiée » explique le père Olivier Ruffray, le recteur de la basilique.

Chapelle du Liban - Lisieux
La nouvelle chapelle du Liban dans la basilique de Lisieux

A côté du reliquaire de la sainte normande, les fidèles et visiteurs peuvent désormais admirer cinq figures de saints et bienheureux maronites, sur fond de cèdres, « comme un signe tangible qui existe entre la France et le Liban ».

Une sainte vénérée au Liban

 

Il faut savoir en effet que sainte Thérèse de L’Enfant Jésus est particulièrement vénérée au Liban, où dans le cadre de leur pérégrination mondiale, les reliques de Thérèse de Lisieux avaient attiré en 2002 des foules immenses de chrétiens et de musulmans, en 77 jours de parcours dans les villes et villages du pays du Cèdre.

C’est aussi au Liban qu’avait été fondé dans les années 1930 le premier ordre religieux féminin portant le nom de la petite sainte de Lisieux : la Congrégation Maronite des Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Près de 3000 personnes pour l’inauguration de la chapelle

Foule dans la cathédrale de Lisieux - Inaug Chapelle du Liban
Près de 3000 personnes ont assisté dimanche à la messe célébrée par le cardinal Bechara Raï pour l’inauguration de la chapelle

« Il y a un grand amour des libanais pour Thérèse » résume le père. « Chaque dimanche, de nombreux Libanais viennent prier à Lisieux. Hier c’était comme les jours de grande fête, la basilique était archipleine, nous étions entre 2700 et 3000 personnes à la messe ».

 

ASSM avec Radio Vatican

Le patriarche Louis Sako en appelle aux « politiciens irakiens » pour résoudre la crise

Source La Croix

« Ça suffit, assez de désunion et de dispersion. Concentrez-vous sur l’avenir de votre pays, l’avenir de vos concitoyens. Vos frères irakiens, qui par millions meurent de pauvreté et de maladies, méritent mieux que cela  ! »

Dans un message daté du 1er mai, « le cœur triste et douloureux », le patriarche de Babylone des chaldéens, Louis Raphaël Sako en appelle aux hommes politiques irakiens, alors que le pays est en proie à une grave crise politique depuis des semaines.

De nombreux partis s’opposent au projet du premier ministre de mettre en place un gouvernement de technocrates, par peur de perdre certains de leurs privilèges. Excédés par le retard pris dans cette réforme anti-corruption, des milliers d’Irakiens ont organisé des sit-in et des manifestations depuis des semaines. Elles ont culminé samedi 30 avril avec l’invasion de la Zone verte ultra sécurisée de Bagdad et l’occupation durant plusieurs heures du Parlement.

Réforme de fond

« Vous êtes tous conscients de l’échec des institutions gouvernementales, de la non-application de la loi, des solutions qui tardent et de la demande par la population d’une réforme de fond », écrit le patriarche Sako dans ce message posté sur le site du Patriarcat, saint-adday.com. « Tout cela est le résultat de la division de la scène politique, de l’absence de véritable réconciliation nationale, ainsi que des conflits d’intérêts et des ambitions qui se sont exprimés récemment ».

Dimanche 1er mai, les milliers de manifestants qui avaient occupé durant le week-end la Zone verte se sont retirés. Cet espace ceinturé de murs et de barbelés abrite notamment le Parlement, le bureau du Premier ministre et des ambassades.

Selon un communiqué distribué dimanche soir par le bureau de l’influent chef chiite Moqtada Sadr dont les partisans représentaient la majeure partie des manifestants, ce retrait a été décidé en raison d’un important pèlerinage chiite.

Réconciliation sincère

« En se fondant sur nos responsabilités humaines, nationales et morales, nous exhortons tous les politiciens irakiens à faire preuve de sagesse, de calme, et à faire tous les efforts possibles pour une réconciliation sincère pour mettre fin à cette détérioration institutionnelle, économique et sécuritaire », implore le patriarche des chaldéens.

Sa Béatitude Louis Sako redit également sa demande d’un « plan clair et coordonné (…) pour libérer l’ensemble des territoires irakiens et de travailler ensemble pour la paix et la stabilité dans le pays » et permettre le retour de tous les déplacés.

Cette crise est suivie avec inquiétude par les États-Unis qui craignent qu’elle « ne détourne » les autorités de la lutte contre l’État islamique et notamment de la reconquête de Mossoul.

Livre: « Taybeh, dernier village chrétien de Palestine » de Falk van Gaver et Kassam Maaddi

Taybeh, environ 1 300 âmes, est un petit village à une trentaine de kilomètres au nord de Jérusalem, non loin de Ramallah, dans les fameux territoires palestiniens qui se trouvent de l’autre côté du Mur de séparation. Sa particularité ? C’est d’être le dernier village entièrement chrétien de Terre sainte. Un vestige vivant de cette Palestine chrétienne oubliée des médias comme des tour operator.

Falk van Gaver y a passé deux ans. Avec Kassam Maaddi, jeune catholique de Taybeh, il en rapporte ces savoureuses chroniques du quotidien des Arabes chrétiens dont la vie se déroule entre société musulmane et occupation israélienne. Ni catastrophiste ni militant, ce récit nous entraîne au coeur d’une petite chrétienté enracinée et vivante qui espère contre tout espoir.

Falk van Gaver, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, est journaliste, essayiste et écrivain-voyageur. Il réside actuellement en Polynésie.

Kassam Maaddi, diplômé du Centre universitaire d’enseignement du journalisme de Strasbourg et de l’Université de Birzeit, est journaliste en Palestine et co-directeur du département du développement de la jeunesse de Caritas Jérusalem.

Pour acheter ce livre: Procure

Livre : « Entretiens sur l’Orient chrétien – Les deux poumons de l’Église » de Fr. Jean-Marie Mérigoux, o.p.

L’Orient est un monde bien connu du fr. Jean-Marie Merigoux, pour y avoir passé de nombreuses années de sa vie, dans la continuité et la fidélité d’une présence dominicaine depuis plus d’un siècle dans cette partie du monde qui, comme il aime à le répéter, est le lieu de naissance de la foi chrétienne : en particulier en Irak, à Mossoul et en Egypte, au Caire. Connaissance de cet Orient chrétien non point livresque mais existentielle, dans la rencontre et le partage avec ses habitants et ses peuples, comme spirituelle, dans ce désir de partager sa foi et de faire la rencontre de ses religions. C’est dire que les événements tragiques qui affectent, à l’heure actuelle, cet Orient chrétien le touchent dans son cœur et dans sa foi.

Dans ce dernier livre paru récemment aux éditions La Thune de Marseille, d’environ 300 pages, il évoque certes les figures dominicaines qui sont allés témoigner et vivre là-bas, retraçant pour ainsi dire cette épopée missionnaire remontant au 19ème siècle et la survivance -jusqu’à quand?- de la présence, dominicaines mais surtout il témoigne de 2 vérités souvent oubliées: il y a un Orient chrétien et qu’on peut être Arabe et chrétien; cette chrétienté arabe constitue un des deux poumons de la communauté ecclésiale catholique. A nous d’écouter son témoignage vécu et d’entendre son propos religieux!

 

Alsace : messes en rite copte catholique les 7 et 8 mai 2016

Messes de la Saint Basile célébrées en rite copte catholique en Alsace!

Samedi 7 mai, Monseigneur Michel Chafik, recteur de la mission copte catholique Notre-Dame d’Egypte à Paris, présidera la messe de 18h en l’église Sainte Madeleine à Strasbourg.

Le lendemain, dimanche 8 mai, Monseigneur Michel Chafik célèbrera la messe de 10h30 en l’église Saint-Etienne à Mulhouse, en présence des Chevaliers de l’Ordre de Malte.

Il sera également possible de communier selon le rite copte traditionnel tel que pratiqué en Egypte.

Les quêtes de ces messes seront au profit du jardin d’enfants des Filles de la Charité à Sedfa,en Haute-Egypte. Chèques à l’ordre de « L’Œuvre d’Orient – 24402 » à adresser à Anne-Estelle Radenac, L’Œuvre d’Orient, 20 rue du Regard 75006 Paris.


MESSE A STRASBOURG – rite copte catholique :

DATE : samedi 7 mai à 18h

LIEU : église Sainte Madeleine, 3 Place Sainte Madeleine, 67000 Strasbourg

MESSE A MULHOUSE – rite copte catholique :

DATE : dimanche 8 mai à 10h30

LIEU : église Saint-Etienne, 14 rue de la Sinne, 68100 Mulhouse

Le village chrétien de Teleskuf en Irak sous les bombardements d’ISIS

Dans un communiqué provenant du siège patriarcal de l’église chaldéenne à Bagdad (Irak), Mgr Louis Raphaël Sako s’inquiète de cette destruction et craint qu’elle ne force les habitants des villages alentours  à fuir.

« Il est insupportable d’avoir plus de familles déplacées que ce que nous avons déjà. Nous comptons sur toutes les personnes de bonne volonté pour stopper ces actes terroristes. »

 

 

 

5ème édition du Prix littéraire de l’Œuvre d’Orient

La sélection d’ouvrages comprend 6 livres de langue française parus en 2015 et 2016 :

Mgr Gollnisch: le maintien des chrétiens en Orient est important (Interview)

Source AFP pour TV5MONDE

Le directeur général de l’Oeuvre d’Orient, le plus vieux mouvement d’aide aux catholiques orientaux, qui célèbre ses 160 ans et accompagne 1.200 projets sur le terrain, vient de publier un livre dont le titre résonne comme un manifeste: « Chrétiens d’Orient, résister sur notre terre » (Cherche Midi).

« Il faut souligner l’importance du maintien des chrétiens pour ces pays et redire que c’est possible. En Irak, une fois qu’on aura neutralisé Daech (l’organisation jihadiste Etat islamique, NDLR), il n’y a pas de raison qu’ils ne puissent pas vivre chez eux », estime dans un entretien à l’AFP le vicaire général à l’ordinariat des catholiques orientaux en France.

Le prêtre parisien revient d’un voyage de prélats français à Kirkouk, dans le nord de l’Irak, à la rencontre de 400 étudiants dont les études sont en partie financées par des dons de fidèles de France, puis à Erbil (Kurdistan irakien), au contact de déplacés et de représentants des Eglises syriaque et chaldéenne.

« Dans les zones où des chrétiens ont été chassés par Daech, c’est-à-dire Mossoul et la plaine de Ninive avec des villes comme Qaraqosh, sur la rive gauche du Tigre, pas un centimètre carré n’a été libéré », déplore Mgr Gollnisch, pour qui « toute idée selon laquelle il y aurait un recul » de l’EI est « farfelue ».

« C’est de nature à décourager les populations qui se trouvent actuellement au Kurdistan irakien et qui confient +on nous avait dit qu’on rentrerait assez rapidement chez nous!+ Si rien ne se fait dans les semaines à venir, ces populations, qui comptent aussi des Yézidis, des sunnites réfractaires à Daech, des Turkomans, en tout peut-être 1,2 million de déplacés dont 120.000 chrétiens, risquent de se lancer sur les folles routes de l’émigration et ce sera ingérable », prévient-il.

– « Pas chef d’état-major » –

Prêtre et « pas chef d’état-major », le directeur de l’Oeuvre d’Orient s’interroge toutefois sur le manque de résultats des frappes aériennes de la coalition contre Daech.

« Le problème n’est pas tant militaire, Daech n’est pas une force aussi considérable. (…) Beaucoup de sunnites seraient prêts à se soulever contre Daech, à condition qu’on leur fasse une proposition qui passe par l’octroi d’un pouvoir régional important, et qu’ils ne soient pas sous la coupe des chiites de Bagdad auxquels les Américains ont donné le pouvoir », assure Mgr Gollnisch.

La situation d’une Syrie en proie à la guerre civile depuis cinq ans lui semble « beaucoup plus douloureuse, puisqu’on n’est pas capable d’arrêter ce conflit ». Pour le prélat, le départ de Bachar al-Assad « n’est pas la question aujourd’hui », et « si le régime s’effondrait, ce serait une catastrophe humanitaire ». Là encore, « il vaudrait mieux essayer de stabiliser des pouvoirs régionaux », avec « une zone alaouite comprenant les chrétiens, une zone kurde, une zone sunnite sans Daech ni Al-Qaïda, pour aider des populations épuisées, qui n’en peuvent plus ».

La minorité chrétienne a-t-elle « perdu tout espoir » en Irak, comme l’a clamé mercredi la coordination Chrétiens d’orient en danger (Chredo) de l’élu Les Républicains Patrick Karam, au retour d’une mission sur place ? « Il faut dépasser l’émotion immédiate. Le désir le plus profond de ces personnes, c’est de pouvoir rentrer chez elles. Je regrette ce voyage trop rapide de M. Karam, qui se donne la mission – qu’il n’a pas – de parler au nom des chrétiens d’Orient, c’est intolérable », tacle Mgr Gollnisch.

« Ce qu’on doit bien comprendre en Europe, c’est qu’un chrétien d’Irak c’est un Irakien, un chrétien de Syrie c’est un Syrien », martèle le prélat. « Ils ont le droit moral » de vivre sur leurs terres, et en tant que minorité « peuvent jouer un rôle important » pour construire « une citoyenneté reconnue pour tous ».

« Ce n’est pas seulement un voeu pieux du directeur de l’Oeuvre d’Orient: beaucoup de musulmans souhaitent que les chrétiens restent dans leurs pays, il faut l’entendre aussi », conclut-il.

Une délégation du diocèse de Versailles au Liban

Du sud au nord du pays, la délégation de Versailles se rend à la rencontre des chrétiens qui vivent au Liban. Elle rencontrera plusieurs religieux, des familles chrétiennes réfugiées, mais visitera aussi les projets en cours au Liban ; des écoles jumelées avec des écoles catholiques du diocèse ou l’hôpital du village d’Ain Ebel, financé par l’Œuvre d’Orient.

 

Les évêques Catholiques d’Alep lancent un appel pour la paix

« Béni soit Dieu, le Père de Jésus Christ, notre Seigneur: dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus Christ pour une vivante espérance » (1 Pt. 1,3). Avec ces mots sacrés, nous adressons à vous, nos fils et filles bien aimés, avec vous notre cœur est noyé dans la souffrance et le chagrin pour la violence que notre ville aimée Alep subit, la ville dont le nombre de martyres augmente, la ville dont les habitants résistants avec patience et peine, ne méritent que ce qui est bon. Ne laissons ni la détresse ni le désespoir nous vaincre. Nous sommes les fils de la Résurrection et de l’Espérance, nous croyons avec sureté que ces douleurs ne seront pas en vain, mais à l’exemple des Saints et des Martyres, nous les déposons en communion avec la souffrance de Jésus pour que ces douleurs soient salvifiques, saints et sanctifiants, pour la paix en Syrie, et pour le sauvetage de notre ville. Cela est la plus importante signification de notre existence à Alep.

Nous lançons un cri aux consciences de ceux qui planifient et effectuent cette guerre, nous leurs disons: par amour de Dieu, ça suffit! Par miséricorde vers les hommes, ça suffit! Par le sang des enfants et des martyres qui cri à Dieu, ça suffit! Par les mères en lutte, ça suffit! Par les douleurs des blessés, ça suffit! Par les déplacés, ça suffit! Par ceux qui ne peuvent plus alimenter ses enfants, ça suffit! Est-ce que le temps des actions n’est pas survenu plutôt que les paroles? Le temps de la résurrection plutôt que la mort en toutes ces formes?
Avec vous nos fils et filles bien aimés, nous déclarons le renouvellement de la consécration de notre ville Alep au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, c’est elle qui a demandé dans ses apparitions à Fatima, la consécration du monde à son Cœur Immaculé pour obtenir la paix. À l’occasion du mois de la Vierge Marie, nous demandons à tous d’offrir les prières, spécialement le Chapelet dans nos églises pour cette intention, convertis à Dieu, et suppliants l’intercession de la Vierge Marie « Reine de la paix », nous mettons notre pays la Syrie et notre ville Alep sous sa protection.
Nous demandons le repos éternel pour les âmes des martyres et la guérison rapide aux blessés, et la paix de Dieu soit avec vous tous.

Alep 30 Avril 2016 – Assemblée des Évêques Catholique à Alep