Cargese : conférence de Mgr Pascal Gollnisch samedi 2 avril 2016

Monseigneur Pascal Gollnisch, Vicaire général de l’Ordinariat, directeur de L’Œuvre d’Orient, sera présent  à Cargese samedi 2 avril 2016. Il donnera une conférence à 16h, sur le thème suivant : Les chrétiens d’Orient : Histoire et enjeux actuels.


CONFÉRENCE Les chrétiens d’Orient : Histoire et enjeux actuels

Date : samedi 2 avril 2016, à 16h

Lieu : paroisse grecque catholique Saint-Spiridon, rue de Grèce, 20130 Cargese

Contact : 06 20 21 80 32 – eglise.grecque@gmail.com

Lettre aux Chrétiens d’Alep, de Mgr Jeanbart, publiée en arabe

Mes bien chers frères,

Remercions le Seigneur de nous avoir gardés vivants dans notre pays.  Il nous a préservés des dangers et de l’humiliation de l’émigration, de l’exil loin de notre chère patrie.  Grâce à Sa Providence, nous sommes aujourd’hui sains et saufs et espérons la paix à venir avec foi et confiance.  Nous entrevoyons déjà le retour à la vie normale dans notre chère ville, Alep, où nous pouvons trouver pour nous et nos familles le bien-être et la joie d’une vie sereine et tranquille au milieu de nos proches et de nos amis.

Remercions le Seigneur pour l’arrêt de la violence et des affrontements entre les syriens  qui vient tout juste de commencer, pour donner lieu au dialogue et à la réconciliation entre les frères, habitants du même pays, dialogue qui actuellement, progresse d’une manière sensible.  Notre espoir est grand que cet arrêt des combats perdurera jusqu’à l’aboutissement à une entente entre les belligérants et à une réconciliation nationale qui permettra aux gens de vivre ensemble en harmonie et en amitié.

Remercions le Seigneur maintenant que les grandes nations ont accepté de changer de position et de suivre une politique de pacification face aux affrontements en Syrie : elles soutiennent aujourd’hui la conférence de Genève 3, qui nous l’espérons, sera couronnée de succès et nous conduira vers la paix tant espérée, après tout ce que nous avons enduré durant ces longues années, des horreurs de cette guerre sale et destructrice.

Remercions le Seigneur qui nous a donné la capacité de soutenir nos fidèles dans ces rudes et difficiles circonstances qui ont affecté beaucoup d’entre eux, surtout ceux dont les vivres ont manqué à cause de la destruction des sources de leur revenu.  Nous espérons, avec son aide  divine, pouvoir continuer à leur procurer le support qui leur est nécessaire pour faire face aux difficultés de la vie quotidienne jusqu’à la fin de cette horrible guerre.

Remercions le Seigneur d’avoir raffermi la bonne volonté de nombre de nos fidèles et de leur avoir donné la patience nécessaire pour supporter leurs malheurs et faire face à tant de défis.  Ils ont continué à vivre dans leur ville chérie, qui est aussi celle de leurs ancêtres, Alep, joyau de l’Orient et de l’Occident.  Ils ont sauvé leurs familles de l’exil et des épreuves à endurer dans des pays lointains, et ont conservé en cela la grâce de rester et de continuer leur enracinement dans la terre de leurs aïeux et de leurs pères, si chère et si précieuse.  Les jours rayonnants de douceur qui s’annoncent, leur feront sûrement oublier l’hiver obscur avec ses nuages et son froid glacial, qu’ils ont su supporter, soutenus par la divine providence et raffermis par un amour profond pour leur patrie bien-aimée et pour la terre bénie de leur pays, si généreuse envers ses citoyens et ses amis bienveillants.

N’y aurait-il pas lieu d’entonner ici, ce bel hymne de nos ‘’grandes complies’’ en gage de reconnaissance à la divine providence qui accompagne toujours les croyants : «  Nous, qui marchons sur les sentiers de la mort et de ses ténèbres, une lumière nous est apparue parce que Dieu est avec nous. »

Oui, mes chers amis, une nouvelle lumière rayonne chez nous, lumière d’une paix tant attendue et d’une sécurité tant souhaitée, lumière qui va éclairer le chemin du retour des expatriés dans leur pays, des réfugiés dans leurs maisons, et des ouvriers à leurs labeurs.  Nous attendons ce retour et nous nous préparons pour subvenir à tous ses besoins et à tout ce qui pourra faciliter son accomplissement de la façon la meilleure.

Nous venons de lancer un mouvement prénommé ‘’ Bâtir pour Rester ‘’, qui a déjà commencé à offrir différents services en vue d’aider les personnes préjudiciées, à restaurer leurs maisons, leurs magasins et leurs ateliers.  Ce mouvement a ouvert dernièrement un centre de formation professionnel, et il est en voie de lancer différents projets de développement, de construction et de services sociaux, qui permettront à nos fidèles d’entreprendre des métiers rentables et utiles pour eux-mêmes et pour ceux qui les entourent. Éventuellement, nous n’aurions aucune réticence à ce que ce mouvement puisse lancer un nouveau projet pour venir en aide à ceux qui désirent retourner dans leur ville bien-aimée et que nous appellerions  ‘’ Projet Retour ’’ .

Nous avons lutté auparavant pour rester sur le sol de notre chère patrie, et avons persévéré avec l’aide du Seigneur, malgré le terrorisme et ses violences, malgré tous les obstacles et toutes les difficultés de la vie quotidienne qui ont porté atteinte à notre gagne-pain, à nos habitations, à notre sécurité.  Nous avons résisté à l’assaut d’une campagne médiatique sauvage et à une propagande malicieuse qui nous harcelaient jour après jour.  A présent, et après l’apaisement de cette tempête, nous nous trouvons face à un nouveau défi, celui de l’édification d’un pays moderne, et de la construction d’une ville nouvelle; défi qui emplit nos cœurs de joie et d’enthousiasme, et invite nos jeunes et nos anciens à aller de l’avant dans le chantier de l’action  et de la reconstruction.  Le mouvement  ‘’ Bâtir pour Rester ‘’ sera présent aux côtés de chaque combattant qui aime son pays et qui veut se donner généreusement à la tâche de sa reconstruction pour permettre à ses concitoyens et à tous les siens d’y vivre dignement sous les regards du Seigneur, que nous louons et remercions en tous temps, aujourd’hui, demain et à tout jamais !

Alep,  2016-03-16                                                                                           Métropolite J.C. JEANBART

Archevêque d’Alep

Vivre la semaine sainte avec les chrétiens d’Orient – méditation de Mgr Pascal Gollnisch pour le Samedi Saint

Aujourd’hui l’Église se recueille. Se re-cueillir, se « cueillir » de nouveau, rentrer en soi-même, se rassembler en soi, dans son intériorité, pour recevoir ce qui lui donne sens
et existence. Pour cela nous avons besoin de silence, un silence d’attente et d’espérance. Dans le Credo, nous affirmons que Jésus est mort, puis descendu aux enfers. Les enfers, c’est d’abord le séjour des morts, mais aussi ce que certains spirituels ont décrit comme le lieu de l’éloignement le plus absolu de Dieu. Dieu seul peut franchir cette infinie distance pour apporter à tout être sa miséricorde. Là où le mal abonde, la grâce surabonde, affirmait saint Paul aux Romains (5, 20). D’autres auteurs évoquent le Christ allant à la rencontre du vieil Adam qui guettait ce jour. Il nous faut bien le silence pour entrer dans la dimension cosmique et historique du mystère de Pâques. Entre le silence, la prière et l’humilité, il y a une étrange complicité. Si le monde ne sait plus se taire, n’est-ce pas parce qu’il ne sait plus être humble ? Profitons de ce jour, pour nous tenir en silence devant l’œuvre de Dieu.


Méditation de Mgr Gollnisch publiée dans le hors-série Magnificat avec les textes du jour,  réalisé en partenariat avec l’Œuvre d’Orient.

Vivre la semaine sainte avec les chrétiens d’Orient – méditation de Mgr Pascal Gollnisch pour le Vendredi Saint

La croix n’est épargnée à personne. « J’ai des croix plein la tête », chantait Édith Piaf. La croix n’est pas une invention de Dieu, mais des hommes. Jésus accepte de s’y laisser conduire. Il est capable d’y crier « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » et « Père, entre tes mains je remets mon esprit ». La confiance traverse le doute, si humain, qui l’étreint.
Jésus n’est pas un intermédiaire qui se tiendrait à mi-chemin entre la divinité et l’humanité. Il est un médiateur qui assume totalement la divinité et l’humanité. Voilà pourquoi il est le seul vrai Prêtre. Lui seul connaît en vérité le cœur de l’homme. Lui seul est capable d’aimer l’humanité jusqu’au bout pour faire de nous une éternelle offrande à la gloire du Père. Ce n’est pas la souffrance par elle-même qui nous sauve, mais l’amour vécu avec elle, à travers elle, et bien plus grand qu’elle, mais pas sans elle. La souffrance est assumée et vaincue tout à la fois sur la croix. L’humanité y est offerte au Père. Le grand prêtre accomplit le sacrifice parfait qui nous sauve.


Méditation de Mgr Gollnisch publiée dans le hors-série Magnificat avec les textes du jour,  réalisé en partenariat avec l’Œuvre d’Orient.

Vivre la semaine sainte avec les chrétiens d’Orient – méditation de Mgr Pascal Gollnisch pour le Jeudi Saint

Durant le lavement des pieds, Jésus fait preuve d’une humilité inouïe, l’humilité de Dieu. Que l’humilité est difficile !
Nous sommes tellement pris dans les pièges du paraître. Les acteurs de la Passion sont tous pris par le paraître, car ils ont peur de perdre leur pouvoir. Seul Jésus accepte d’être reconnu pour ce qu’il est, depuis l’angoisse de Gethsémani jusqu’à la nudité de la croix. Dans cette humilité, il va jusqu’à se donner à nous en nourriture. Et dans cette humilité,
il accepte que des ministres signifient et accomplissent sa présence. Par lui, l’Église reçoit dans l’eucharistie sa source et son sommet. Par lui, avec lui, et en lui, nous devenons un
peuple de fils et de frères.
La Semaine sainte que nous vivons est profondément christique ; elle est donc aussi profondément ecclésiale. Et l’Église est appelée à son tour à laver les pieds des hommes de ce temps. Puissent nos prières eucharistiques nous en donner le désir, le goût et la force. Mais, en retour, est-ce si facile d’accepter qu’un autre nous lave les pieds ?


Méditation de Mgr Gollnisch publiée dans le hors-série Magnificat avec les textes du jour,  réalisé en partenariat avec l’Œuvre d’Orient.

Chemin de Croix : ce vendredi saint, prions en communion avec les chrétiens de Syrie

  • Première station : Jésus est condamné à mort

Avec de faux témoignages, les accusateurs ont réussi à condamner Jésus et pourtant, dans la foule, nombreux sont ceux qui savent qu’Il est innocent. Jésus s’est senti seul et abandonné de tous. Aujourd’hui aussi, nous, le peuple syrien, nous nous sentons seules et abandonnés de tous. En commençant ce chemin de croix, nous te demandons pardon Seigneur.

Pardon pour ce sentiment négatif qui nous inflige.

Pardon pour notre silence à Ton égard, chaque fois que nous préférons oublier que Tu es à nos côtés, chaque fois que nous avons hésité à être Ton témoin par peur et avons préféré le silence à l’égard de toute victime innocente.

  • Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix

Le Christ, injustement condamné, prend la croix sur ses épaules. Il la porte vers le Calvaire. « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! » dit-il. Nos croix, ce sont nos échecs, nos afflictions, nos soucis, … c’est notre incapacité d’aimer et de pardonner.

Seigneur Jésus, aide-nous à porter notre croix et à dépasser nos limites et notre petitesse et que nous parvenions au salut dès ici-bas.

  • Troisième station : Jésus tombe pour la première fois

Jésus tombe déjà… Peut-être nous croyions Jésus plus fort… Nous aussi avons connu ce jour où, à bout de force, nous tombons à terre, terrassés par le mal qui ne nous laisse aucun choix, sinon nous désespérer.

Rappelons-nous que Jésus a chuté, puis il s’est relevé, nous signifiant ainsi que comme Lui, avec Lui, nous pouvons nous relever.

Prions l’Esprit Saint : qu’Il nous guide pour reconnaitre que même dans la souffrance, nous puissions témoigner de l’Amour de Dieu et de sa Paix, et ainsi devenir signe d’Espérance pour ceux qui Le cherchent.

  • Quatrième station : Jésus rencontre Marie sa mère

Marie, la Mère de Jésus, marche avec Lui, pleure avec Lui, souffre avec Lui.

Marie, la mère de tous les syriens de toutes religions et toutes confessions, nous regarde du ciel et ne nous abandonnera jamais si nous nous confions à sa protection maternelle.

Marie, toi, qui n’as pas abandonné le Christ et demeurais fidèle, aide-nous à persévérer, à la suite du Christ, sur le chemin de croix.

  • Cinquième station: Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

Associé par cet appel et ce service à la Passion de Jésus, Simon de Cyrène a reçu la grâce de la foi et du salut éternel. Nous aussi, nous devons savoir nous porter la croix les uns des autres : manifester bienveillance et compassion, accueillir, consoler, encourager, secourir nos frères dans la peine ou le dénuement.

Le Christ a dit : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Seigneur Jésus, fais qu’en chacun de nos frères nous reconnaissions Ta présence.

  • Sixième station : Véronique essuie le visage de Jésus

La foule se moque de Jésus, le frappe et le bouscule. Mais Véronique, femme au cœur droit, sait qu’Il est innocent et se précipite et essuie le visage de Jésus. Forte de sa foi, elle ne craint personne.

Seigneur Jésus, que Ta grâce assure ma foi, pour que nous ayons toujours le courage de nous précipiter à secourir l’innocent dont le visage est déformé par la violence des hommes, ainsi nous te rendons témoignage.

  • Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois

Jésus, affaibli, trébuche et tombe une deuxième fois. Dans un sursaut d’énergie, Il se redresse et poursuit son chemin. Quant à nous, nous sommes faibles, et si souvent complices de nos penchants mauvais, de notre violence !

Seigneur Jésus, délivre-nous des fautes commises par lassitude et par désir de domination ! Par Ta grâce relève-nous sur la route du bien !

  • Huitième station : Jésus réconforte les femmes de Jérusalem

Jésus, tout endolori, au plus fort de la souffrance ne cesse de compatir avec les autres souffrants. Il console et réconforte : « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous et sur vos enfants! »

Combien de femmes et d’enfants, aujourd’hui en Syrie, ont besoin de sa consolation. Seigneur Jésus, délivre-nous de l’égoïsme et ouvre notre cœur à la miséricorde et la compassion !

  • Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois

Simon est-il toujours là pour aider Jésus ? Probablement. Mais les aides humaines ne suffisent souvent pas, quand le mal s’acharne contre l’innocent. Aucun raisonnement humain ne pourra répondre ni au mystère de l’amour, ni au mystère du mal.

Seigneur, le mal et la souffrance s’acharnent contre nous, quand nous doutons, donne-nous une force plus grande que notre souffrance, transforme nos cris de révolte en prière d’Espérance.

Apprends-nous, par la prière, non pas à « abandonner » mais à « nous abandonner », comme un fils dans les bras de son Père.

  • Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

Le chemin de croix de Jésus s’achève. Le sommet du Calvaire est atteint, et aussi l’humiliation ultime infligée à Jésus. Nous contemplons le corps de Jésus, humilié, sans vêtements.

Pensons à tous ceux et toutes celles qui sont humiliés par l’intimité de leur corps et se retrouvent mis à nu devant leurs bourreaux.

  • Onzième station : Jésus est crucifié

On cloue Jésus sur la Croix, tandis qu’Il prie pour ceux qui L’ont livré à la mort : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Qui d’entre nous n’a jamais subi d’injustices, d’outrages ou d’humiliations ?

Mais la foi renonce à la vengeance, elle enseigne le pardon des offenses.

Seigneur Jésus, nous t’en supplions, apprends-nous à pardonner, même à nos plus grands ennemis, pour obtenir aussi la grâce de ta miséricorde.

  • Douzième station : Jésus meurt la croix

L’œuvre de la Rédemption est accomplie. « Père, en tes mains je remets mon esprit ! » Le Christ a donné sa vie pour nos péchés et nous a obtenu la Vie éternelle.

Seigneur Jésus, que Ton sacrifice pour nous ne soit pas vain.

Des liens du mal délivre-nous, et conduis-nous sur ta route de lumière, pour que nous puissions, dès maintenant, remettre en paix nos âmes entre tes mains.

  • Treizième station : Jésus est déposé de la croix

Jésus a connu la souffrance physique mais aussi la solitude, et l’angoisse de la mort.

En Syrie, et partout dans le monde, confions à Marie nos peurs, Elle saura nous comprendre, elle qui a accompagné son fils jusqu’au bout de son pèlerinage terrestre.

  • Quatorzième station : Jésus est mis au tombeau

Bien modestes sont les funérailles de Jésus : Nicodème, Joseph d’Arimathie, Saint Jean, Marie et quelques femmes… On descend le Corps sacré dans le tombeau creusé en roc. Combien de victimes ne trouvent pas de tombeaux et jetées dans la nature. Elles sont déshumanisées jusqu’au bout.

Seigneur, par ta croix tu nous fais renaitre.

Que chaque croix que nous voyons ou portons, nous rappelle le don de ta Vie pour nous en Syrie et pour toute l’humanité.


Ce chemin de Croix est écrit par le Père Nawras, coordinateur de l’action des jésuites en Syrie. Pour aider l’action des jésuites en Syrie, soutenons le Centre d’accueil d’enfants déplacés à Homs. Cliquez ici.

 

Avec les médailles La Couronne, soutenez l’action des jésuites à Homs, Syrie

Découvrez leurs belles médailles : http://www.amglacouronne.com/blog/


 

Pour le Carême, la Maison la Couronne soutient les chrétiens d’Orient.

Après cinq années de guerre, à Homs la vie doit continuer. Pour les enfants, elle ne s’est pas arrêtée…

Un premier centre éducatif a été ouvert par les jésuites pour une vingtaine d’enfants qui avaient perdu leur école. Aujourd’hui onze centres accueillent 3 500 enfants dans toute la région de Homs et emploient 80 éducateurs et éducatrices.

L’objectif est également de soutenir les jeunes qui ont perdu leur travail afin qu’ils puissent gagner leur vie et aider leurs parents qui vivent dans ces conditions difficiles.

la couronne

Rencontre avec le Père Maroun Atallah, pionnier de la citoyenneté, par Luc Balbont

C’est la question que je me pose, en sortant de l’entretien qu’il vient de m’accorder au couvent Saint Joseph de Bhersaaf, au cœur du Mont-Liban. Une personnalité étonnante que ce Père Antonin maronite, né en 1928, ordonné prêtre en 1957, qui, très tôt déjà, avait compris que son Liban natal était miné par le sectarisme et le confessionnalisme: deux fléaux à combattre sous peine du pire. …

Un visionnaire le P.Atallah ? Un pionnier plutôt … Pionnier ! Le terme lui convient bien. Pionnier du “vivre ensemble” ! A ce terme tant utilisé, je préfère le mot de citoyenneté, tant de gens vivent côte à côte sans objectifs communs; sans projet à construire, ou à défendre ensemble… Pionnier de la citoyenneté : le choix est arrêté.

Sans doute parce que dans ce Proche-Orient tourmenté et violent, il mesure la valeur de la vie plus fortement que d’autres, le P. Atallah a cette obsession depuis tout jeune, de lancer des passerelles entre les gens pour qu’ils se rassemblent, et agissent ensemble. La culture est l’arme qu’il utilise. Une arme pacifique qui ne sollicite que l’esprit.

En éveil permanent, vif, curieux du monde, bourré d’humour, fin lettré, formé chez les jésuites : études à Beyrouth, à Paris et à Louvains en Belgique, le P. Atallah, 89 ans, est un amoureux de la chose humaine. A la fois sociologue, anthropologue et philosophe, lui se définit “comme un touche à tout, fou de voyages et de rencontres.”    … “ L’un ne va pas sans l’autre, poursuit-il, le voyage c’est un moment de partage. C’est l’occasion de sortir de ses frontières et de ses préjugés, pour se rendre compte que l’autre n’est pas si différent. Une rencontre peut bouleverser une existence.”  Le P. Maroun a toujours eu cet élan. Aujourd’hui encore, Il est toujours prêt à partir, pour rencontrer le voisin, même lointain

[…]


Blog Luc Balbont

Pour lire la suite de cet article, cliquez  ici sur le blog « rencontres orientales ».
Du Liban où il réside, Luc Balbont nous emmène à la découverte du vivre ensemble oriental qui dépasse les clivages religieux : joie, espérance, difficulté, http://blog.balbont.oeuvre-orient.fr/ — A découvrir !